Pourquoi le "RE" est stupide et pourquoi les caméléons vivent sur les routes ( ?!)

Sabine Koschorreck am 10. Februar 2023 um 19:09

Il était là devant nous... le mois de janvier - troisième 😋 et dernier 😥 mois de notre voyage, au cours duquel nous avions encore prévu de faire quelques belles choses passionnantes. Nous verrons bien ce qu'il sera possible de faire avec la saison des pluies toujours menaçante 😉.

Après le trajet sous la pluie de Saint-Pierre vers le nord-ouest (les pneus vraiment usés de la nouvelle voiture nous ont dit bonjour 🙄😮😨), nous sommes arrivés au gîte Bienvenue dans les Hauts, sur le proverbial "balcon" de Dos d'Âne, un petit village des hauteurs de la Possession. C'est le point de départ de trois des plus belles randonnées de l'île : d'une part, on peut descendre dans le Cirque de Mafate à travers la jungle la plus authentique de l'île (d'après mes souvenirs d'il y a 4 ans) (via Le Mur de Dos d'Âne). D'autre part, on peut faire le petit circuit jusqu'au point de vue du Cap Noir en passant par la Roche Verre Bouteille avec une vue spectaculaire sur le Mafate (pour beaucoup, c'est LE circuit de randonnée d'entrée sur l'île après l'arrivée) ou - troisièmement - choisir le Cap Noir comme prélude à la randonnée de crête en direction du sommet de la Roche Ecrite par la Plaine d'Affouches. C'est précisément cette troisième option que nous avions envisagée - incluant une nuit au gîte de la Roche Ecrite et l'ascension du sommet au lever du soleil.

Mais avant cela, nous avons passé une soirée sympa à Dos d'Âne dans le gîte de Claude ☺, qui pratique un principe d'auberge de jeunesse pour randonneurs tout à fait original 😏😅 - il travaille à plein temps pendant la journée sur la côte en tant que conseiller dans une agence pour l'emploi et laisse pendant ce temps son gîte ouvert aux randonneurs qui arrivent, afin qu'ils puissent déjà prendre leurs chambres (pour cela, il y avait une feuille astucieuse avec les noms et les numéros de chambre à l'entrée) et prendre une douche chaude. De plus, on peut utiliser la cuisine bien équipée de l'hébergement - apparemment récemment modernisé - pour se nourrir soi-même ou, comme dans tout gîte, profiter du dîner créole. Alors que nous passions ainsi la (pré)soirée à bavarder avec les autres hôtes, Claude nous a rejoints après avoir terminé sa journée de travail et être arrivé au gîte, et a pris le temps de trinquer avec nous à l'apéritif (au rhum punch bien sûr 😋). Pendant ce temps, j'ai eu une conversation agréable avec une Norvégienne qui a émigré à la Réunion pour la langue et l'amour - c'est improbable et rare, s'il vous plaît ? Le temps s'écoulait et nous nous demandions de plus en plus qui (et où) préparait le dîner pendant ce temps 🤨 ?! Sa maman âgée, qui nous a accueillis par procuration à notre arrivée et qui nous a rendu visite ? Probablement pas ! Le mystère s'est éclairci quand une sympathique Réunionnaise (qui tient habituellement un snack-bistrot) s'est présentée à la porte avec un grand sac isotherme et a apporté pour tous le rougail saucisse typiquement créole qu'elle avait précuit 😅. Ainsi, malgré un emploi à plein temps, Claude pouvait encore passer du temps avec ses hôtes et même exploiter le gîte. Petit bémol : nous avions déjà mieux mangé 😏.

Vue depuis le gîte de Dos d'Âne sur la côte et sur la Possession 😎

Comme le ciel s'est encore éclairci le soir et que le chemin de randonnée est certainement plus beau le long de la crête, nous avons décidé de ne pas suivre le plan initial du circuit (le matin, nous avons pris le bus de Dos d'Âne à La Possession, puis à Saint-Denis, puis par la ville et la forêt jusqu'à la Roche Ecrite et retour au Cap Noir et à Dos d'Ane par le chemin de crête) de marcher directement avec le beau temps sur la crête jusqu'à la Roche Ecrite 😁. Le lendemain matin, Claude a eu la gentillesse de nous emmener au point de départ de la randonnée vers le Cap Noir (nous épargnant ainsi 4 kilomètres peu amènes le long de la route qui monte en serpentant dans le village), d'où nous avons commencé la randonnée sur la crête vers le gîte de la Roche Ecrite. Nous avons pu laisser notre voiture à son gîte - nous avions en effet prévu de revenir le surlendemain soir pour une autre nuit 😉. Lorsque, derrière Dos d'Âne, après seulement 10 min de marche à travers un petit bois depuis le Cap Noir, on aperçoit soudain cet écran presque irréel - c'est-à-dire la vue sur le nord du Cirque de Mafate - on a du mal à en croire ses yeux 🤩😎. Bien qu'il s'agisse pour nous deux d'une répétition (nous étions déjà venus ici indépendamment il y a 4 ans), nous avons été cette fois encore fortement impressionnés et flashé et avons passé un éternel moment avec la lumière magique du matin à ce point de vue avant de remonter l'arête dans la chaleur croissante de la matinée 🥵 ont gravi.

Ici, après Dos d'Âne, on entre dans Mafate - le lit de la Rivière des Galets* 

*En dehors de la saison des pluies, on peut aussi y accéder en 4×4 - 4x4 - sur la benne 😎 dans le Mafate.
Du moins actuellement (comme nous ne l'avons appris que plus tard), car il semblerait que des efforts soient faits pour l'interdire,
car cela pourrait être dangereux pour les "touristes de masse oh combien raffinés" (donc d'une autre catégorie que nous) 🥴🙄🤢.
Il faudrait alors de nombreux transports si chaque touriste devait être conduit assis 🙄.
Encore une de ces évolutions ou décisions peu reluisantes...
espérons que la tempête des habitants (qui ne pourront donc plus accéder efficacement au Mafate par ce
biais) sera efficace contre cela.

 

Après 10 min de marche, on atteint le spectaculaire belvédère du Cap Noir avec vue sur le nord du Cirque de Mafate 😍😍

Le mot d'ordre de la quasi-totalité du parcours suivant sur l'arête : le Mafate toujours en vue 😊 et Tobi à la chasse au meilleur panorama panoramique avec vue dans les deux sens depuis l'arête. Des vues incroyables nous attendaient à chaque fois et nous avons eu un temps clair jusqu'à - et non pas comme d'habitude - bien au-delà de midi ! Il n'y avait pas beaucoup de monde sur ce parcours 🤔🤨 et cela, même si la randonnée est vraiment belle, pas trop fatigante, un peu variée et très enrichissante. Pour nous, il y a même eu une exra surprise 😊, car nous avons retrouvé par hasard Gaspard - le jeune frère de Lucile - à mi-parcours, et ce "au travail" 😉😁. Il exploitait ici - le Mafate toujours en vue 🤣😍 - avec ses collègues, des études de terrain ou des comptages sur les oiseaux de Tuit Tuit à l'orée de la forêt / la Forêt de la Roche Ecrite, où l'espèce fait autorité. Eh bien, si sa sœur savait dans quelles conditions "terribles" son frère effectue son travail 😂. Le comptage se fait à l'oreille et par reconnaissance vocale et effectivement - nous aussi, nous n'avons pu qu'entendre les petits oiseaux, mais jamais les voir.

Impressions de la randonnée de crête du Cap Noir au Gîte de la Roche Ecrite en passant par la Roche Verre Bouteille via la Plaine d'Affouches

Retrouvailles imprévues de Spontane avec Gaspard 😅😊😇

Après une randonnée enchanteresse sur la crête, à travers la forêt de la Roche Ecrite et le plateau des Affouches, nous sommes arrivés en tout début d'après-midi au gîte très bien situé dans la forêt sur le plateau et avons été chaleureusement accueillis. Nous avons même pu savourer le café de l'après-midi sur la terrasse sous le soleil - ce qui laissait tout de même peut-être espérer une bonne météo le lendemain matin, car nous voulions à nouveau tenter une ascension pour le lever du soleil 😏 et celui-ci devrait être très impressionnant à la Roche Ecrite, car on peut alors profiter, en plus de la vue sur le Mafate, d'une superbe vue sur le Cirque de Salazie.

Le gîte de la Roche Ecrite - magnifiquement situé en forêt et sur le plateau 😍🤩

Nous avons passé - après une douche froide 🥶😳 (ce sera heureusement la seule des vacances) - une soirée sympa avec un couple franco-réunionnais (lui de Paris, elle de l'île, tous deux vivant dans le sud de la France, maintenant à la retraite et en visite familiale dans leur ancien pays) autour d'une délicieuse soupe de légumes, d'un carri boucané (bacon fumé - tout simplement pas le nôtre) auquel il faut s'habituer et d'un gâteau très chaud 😅. Ensuite, nous nous sommes retranchés de bonne heure dans notre chambre humide et fraîche 😫, car le réveil a de nouveau sonné à 3 heures pour l'assaut nocturne du sommet 🤣😏😶.

Aiaiai et ce qui suivit peut peut-être se résumer ainsi : cela ne devait tout simplement pas être 🙄, la Roche Ecrite ne voulait pas de nous. Nous avons quasiment tenté la double ascension sans succès - la première fois à 3h30 avec demi-tour au bout de 30 min à cause du temps qui se gâte et de la bruine qui s'installe (c'est là qu'un autre couple est venu à notre rencontre, sans se laisser décourager et en tentant sa chance). Après une courte pause pour dormir, nous avons fait une deuxième tentative à 6 heures - il y avait effectivement des lambeaux de ciel bleu au refuge ! - avec cette fois-ci un demi-tour au bout d'une heure, à nouveau en raison de la dégradation soudaine du temps avec de la pluie et une visibilité nulle. Pouah - pas de chance météo ce matin 😌😤. Tous les autres couples qui s'étaient aventurés avant 6 heures du matin sont également revenus à notre rencontre sans rien faire - à l'exception de celui qui est monté avec nous très tôt le matin et qui a manifestement dû avoir une fenêtre de 10 min au sommet avec vue 🤐😡, comme nous l'avons appris par les autres. La Roche Ecrite (nous l'appelions désormais "affectueusement" seulement "RE") ne voulait donc pas de nous... enfin, nous non plus ensuite 😅, ni ce jour-là ni un autre (d'autant plus que sa cime s'est même ironiquement dégagée lors de notre descente et retour vers Dos d'Âne par la crête 😶🤐😒).

Au cours du retour vers Dos d'Âne, nous avons encore pu assister à l'hélitreuillage d'un blessé sur le circuit Cap Noir - Roche Verre Bouteille. Il est toujours incroyable de voir à quel point de tels sauvetages en montagne fonctionnent de manière routinière sur ce terrain spectaculaire et inhospitalier (et pourtant, on préférerait ne pas être passager). Pour le reste, la confiance en l'humanité a encore fait ses preuves cette fois-ci - nous avons pu faire "Faire du Stop" depuis le parking du Cap Noir 😅 et parcourir les 4 derniers kilomètres de route pour revenir au gîte en covoiturage 😉. Il s'en est suivi d'une part une soirée très amusante avec Claude, qui s'est soudainement assis sur la terrasse avec ses deux seuls invités 😏 et avait bien sûr le rhum avec lui 😋😅... et d'autre part, le premier matin où nous ne savions pas encore où nous allions dormir le soir. Nous avions réussi à repousser cette recherche et cette décision et le rhum de Claude ne nous a malheureusement pas permis de trouver ou de réserver quoi que ce soit le soir même 😅🤪🥴.

Double tentative et pourtant échec 😣😩🥴 - la montée au sommet de la Roche Ecrite au petit matin

Retour vers Dos d'Âne, en passant notamment à nouveau par la belle forêt d'altitude

Vue dans le Mafate nuageux sur le chemin du retour

*** Attention : voici la partie râleuse de ce billet, mais tout ne peut pas toujours se passer sans accroc, sinon ce ne serait pas la vie 😉 ***

La nuit seule n'a malheureusement pas permis de prendre une décision, ni d'améliorer la connexion Internet disponible à Dos D'Âne (actuellement une catastrophe dans presque toute l'île, mais là c'est très grave 🙄😒😠), si bien qu'au cours de la journée suivante, après de longs moments passés à chercher un nouvel endroit où dormir et à attendre devant nos écrans de téléphone portable, nous avons plié bagage, excédés, et nous sommes partis un peu en direction de la côte ou de La Possession, pour avoir si possible une meilleure réception. Et même à proximité de la ville avec un peu de meilleur réseau, nous devions presque désespérer, car les hébergements réunionnais - que ce soit à l'est ou à l'ouest, car c'est là que nous devions grosso modo aller - étaient apparemment tous occupés ou alors fermés ce week-end, compte tenu des vacances d'été encore en cours 🙄, car les propriétaires étaient eux-mêmes en vacances. Après un total de plus de 5h de recherche continue, plusieurs appels et refus, juste avant le désespoir et l'énervement, la promesse d'une maison créole dans l'est de l'île est finalement arrivée via AirBnB 🥴😮 pour les deux prochains jours (car pour après, nous avions entre-temps trouvé quelque chose de sympa avec jardin et piscine). Puhhhh... nous sommes donc partis en direction de Saint-André et nous avons tenté une nouvelle fois notre chance météorologique dans l'est de l'île - avec le meilleur espoir.

C'est ainsi que nous sommes arrivés, après une grosse épicerie certes nécessaire mais toujours un peu désagréable 🙄*, le samedi 07. janvier 2023 en fin de journée chez Béatrice dans une vieille maison créole (affectueusement appelée "La Créole") en bordure de Saint-André.

* Citations pendant les habituelles courses au supermarché à la Réunion:
Encore un nouveau supermarché... Où est-ce qu'on entre ici?
Où est-ce qu'on trouve encore quelque chose ici?
Est-ce qu'il y a du fromage correct (c'est-à-dire : du comté abordable)?
Où est-ce qu'on trouve le lait ? Oh nous, cette fois-ci pas celui avec de la poudre!
Et où sont les autres boissons?
Mince... "notre" sauce tomate est encore en rupture de stock!
Y a-t-il ou non un comptoir à poissons ?
Quel est le vin qui a plu déjà parmi les 1000000000000 sortes?
Je ne trouve pas de moutarde encore une fois... 🙄
Il me faut encore des barres pour la randonnée ! J'espère qu'il y en a des utilisables...
Mais où sont donc passés les champignons séchés?
Pourquoi la feta coûte-t-elle 5,89 € et le kilo de poulet presque rien 😮 ?
Pourquoi les Réunionnais font-ils leurs courses avec toute la famille élargie 🙄
et encombrent ainsi toutes les allées?
Estimation de prix devant la caisse : 99€ !!!!
Patience s'il vous plaît à la caisse - la méthode de travail la plus zélée n'existe pas sur l'île 😏.
--
Total : 116,37 € plus pauvres et 87 min plus tard 😣

*** Section ronchonne terminée ***

Béatrice nous a très chaleureusement accueillis et fait visiter la maison - tout de même trèseeeeeeee spacieuse pour nous deux - de ses parents. Les explications comprenaient aussi des remarques sympathiques comme "il vaut mieux ne pas ouvrir ce placard dans la cuisine car il est plein d'araignées, je n'ai pas encore réussi à le ranger" 😫. D'une part, la maison semblait tout juste abandonnée, voire presque encore habitée (ou comme si quelqu'un venait d'y décéder), et d'autre part, elle était un peu fantomatique ou spooky. On y trouvait encore de nombreux souvenirs privés et personnels de la famille (photos, jeux, livres, tableaux) et de superbes meubles anciens de style colonial. La maison est justement louée via AirBnB ou n'est plus réservée "que" pour les visites de la famille, Béatrice ayant déménagé avec son mari et ses enfants dans une maison voisine avec un plus grand jardin dans la verdure. Et comme il n'y a bien sûr plus personne qui y vit en permanence, l'un ou l'autre colocataire animal s'y répand (les cafards nous ont à nouveau dit bonjour 🙄). Bien sûr, dès notre arrivée - curieux comme toujours ☺ - nous avons commencé par tout inspecter en détail (sauf le placard de la cuisine en forme d'araignée 😫) - y compris l'étage supérieur que nous n'avons pas habité mais qui est tout de même passionnant 😋.

"Notre" domicile à Saint-André - une ancienne villa créole 😎😊

Au milieu des nombreux vestiges de l'ameublement et des objets personnels de la famille, nous avons également trouvé quelques livres et il ne nous a pas fallu longtemps pour choisir notre lecture pour les deux jours à venir - Schtroumpf les Bains ! Une magnifique bande dessinée (BD - bande dessinée) sur les Schtroumpfs et leur tentative de créer un lieu de villégiature au bord du lac et dans les montagnes, où ils pourraient se reposer de leur pénible quotidien à la maison des Schtroumpfs 😁😂 ! Malheureusement, le Schtroumpf Bricoleur (le Schtroumpf artisan qui avait besoin de se reposer de ses nombreuses missions de réparation) n'y est pas resté longtemps seul et tous les autres Schtroumpfs, à leur manière (tout le monde veut être partout 😂), ont rapidement peuplé la station balnéaire. Nous nous sommes bien amusés, il y avait même un ou deux parallèles avec les stations balnéaires de la Réunion (comme Saint-Gilles-Les-Bains) où, au fil des années, les zoreilles (terme désignant les Français métropolitains immigrés, que les Réunionnais appellent affectueusement 😏) 😏😅. Schtroumpftastique ! Phénoméschtroumpf ! Ca fait du schtroumpf ! 🤩☺🤪🥳

Schtroumpf les Bains 🥳🥳🥳

So! Lors de notre retour dans l'est de l'île, nous ne voulions bien sûr pas laisser passer l'une ou l'autre des randonnées que nous n'avions pas pu faire en novembre ou décembre à cause des jours de pluie ou du manque de temps. Les idées ne manquaient finalement pas 😉. Le Piton d'Anchaing dans le Cirque de Salazie, par exemple, nous attendait encore, tout comme la traversée (complète) de la vallée de Takamaka. Le lendemain matin, il fallait donc une fois de plus se lever, regarder la météo par la fenêtre, puis découvrir - espérons-le - un ciel bleu, prendre un petit-déjeuner au plus vite et partir 😄. Et : nous avons eu de la chance, il n'y avait pas un nuage dans le ciel 🤗. Nous avons donc sellé nos sacs à dos de randonnée et sommes partis... il ne nous restait plus qu'à décider rapidement en cours de route si nous allions bifurquer vers la Salazie ou vers la vallée de Takamaka 🙄😮, car nous n'avions malheureusement qu'une journée complète de randonnée à l'est et ne pouvions pas faire les deux. Nous avons alors opté sans hésiter pour la vallée de Takamaka - en l'occurrence, il s'agissait donc de la troisième tentative (après l'abandon puis la demi-randonnée de novembre).

Du point de vue situé au bout de la route D53 qui s'enfonce à l'est dans la vallée, nous sommes partis - 3h30 prévues jusqu'à l'Îlet à Bananes, à mi-chemin de la vallée, et ensuite, 27 échelles au total devaient encore nous rejoindre - pour monter ou descendre où ? Ce n'était pas très clair pour nous (les 27 échelles semblaient tout de même passionnantes 😋)... et d'ailleurs, nous nous sommes un peu demandés pendant tout ce temps pourquoi cette randonnée n'était pas vraiment promue ou expliquée dans aucun guide de randonnée ou de voyage (nous allions encore découvrir pourquoi). Nous sommes partis et avons marché sur le chemin déjà connu - très glissant 🥴 (il m'a désarmé une fois brièvement - aïe genou avec des bleus) ! - Chemin dans la vallée et passage devant les chutes d'eau visibles de loin et le premier bassin de retenue. La nouvelle partie du chemin, plus loin dans la vallée, nous a réservé - il faut être honnête et réaliste - peu de choses passionnantes et peu de nouveautés... nous nous trouvions certes au milieu de la verdure, mais on ne voyait rien ou presque des autres cascades ou parties d'installations de la centrale hydroélectrique et même en arrivant à l'Îlet à Bananes, il n'y avait tout simplement rien à voir (pas de village, pas d'accès à la rivière, pas de cascades, ...) 🙄. Nous avons encore tenté de descendre jusqu'au deuxième barrage près de la rivière, mais avons fait demi-tour au bout de 15 min, car c'était une véritable glissade sur une partie de forêt humide très raide. Et nous avons également tenté une montée aux 27 échelles (celles-ci menaient en effet plus haut en direction de la forêt de Bébour sur l'autre moitié de la vallée de Takamaka en direction de l'ouest), mais là aussi nous avons fait demi-tour après 3 échelles - on n'avait pas d'autre vue et ici aussi le chemin était une pure glissade et trébuchement vers le haut 😶. De plus, les nuages de pluie s'étaient entre-temps faufilés et nous avaient rattrapés, si bien que nous risquions d'être également mouillés par le haut 😣. C'était, bon gré mal gré, la conclusion de cette journée (et la raison de la non-publicité de cet itinéraire dans tous les guides de randonnée)... Alors, après avoir discuté avec un Français trop bavard (flot de paroles non sollicitées 🙄), nous avons pris le chemin du retour, un peu déçus, au carrefour de l'Îlet à Bananes. Nous avons tout de même rencontré l'un ou l'autre Tenrek 🦔🦔🦔 et avons pu déguster au soleil notre collation de midi préparée à l'avance - la délicieuse et éprouvée salade de betteraves aux pois chiches 😋 - manger avant de se faire bien mouiller sur les derniers mètres 😏🙈💧🌧. Eh bien oui... de retour à la voiture, le temps était redevenu sec et nous avons pu enfiler en toute décontraction les vêtements de rechange qui y étaient - désormais habituels - postés 😂. Il est amusant de noter que nous avons retrouvé sur le tronçon final un guide de notre sortie rafting de novembre, qui était parti ce jour-là en famille pour son plaisir personnel 😅 - pour se mouiller vraiment, pas besoin de faire du rafting 😏 - höhöhöhö 🙄🙄🙄.

Sauvage-vert 💚, mais aussi difficile d'accès 🙄 Vallée de Takamaka³

A la fin, plus moyen de passer 😣

Début (et fin) des 27 échelles 😮 - glissant...

Qui trouvera le Tenrek 🦔😊?

La prochaine et notre - déjà 😥 ! - dernier jour dans cette région, nous voulions en profiter pour retourner une dernière fois dans la belle petite ville de Hell-Bourg que nous aimons tant ♥🥰. Le soleil était également de la partie ce matin-là et nous sommes partis pour un trajet en voiture de 45 minutes en direction de la vallée verdoyante de Salazie. Comme toujours, j'ai regardé dans pendant le trajet (Tobi était une fois de plus au volant 😏) rêvassait par la fenêtre, profitant de la vue sur la jungle verdoyante et les nombreuses cascades, quand Tobi a soudain presque freiné à fond et s'est exclamé "Waaaaaaaahhhhhh... je crois qu'il y avait un caméléon au milieu de la route😱, j'espère que je ne l'ai pas eu !!!" Tous nos regards se sont immédiatement tournés vers le rétroviseur et effectivement, il y avait une petite chose verte et allongée au milieu de l'asphalte 😰. Nous avons immédiatement fait demi-tour et c'est surtout la Bine (moi) qui a retenu son souffle, paniquée, lorsqu'une autre voiture est passée en trombe au-dessus de la petite bête, l'a manquée de quelques millimètres et l'a bien secouée au passage 😱😥🥴😰😭. Nous nous sommes alors positionnés avec des regards incrédules - après tout, nous n'avions pas non plus vu de caméléon en vrai jusqu'à présent - au milieu de la route devant le petit Endormi (littéralement "endormi") 🐉💚 - comme on appelle affectueusement les créatures endormies qui se déplacent au ralenti sur l'île 😍🥰😮. Notre mission était bien sûr claire comme de l'eau de roche 😏 : donner à la longue et étroite petite voiture une protection contre le dérapage afin de pouvoir quitter la chaussée "au plus vite". Nous nous moquions bien des autres voitures et camions qui passaient à toute vitesse et klaxonnaient bruyamment, ainsi que de la surface de stationnement disponible à côté 🤨, car nous devions sauver cette créature particulière ! Il nous observait sous tous les angles avec ses drôles d'yeux rouges tachetés qui bougeaient dans presque toutes les directions et ne se laissait évidemment absolument pas déstabiliser 😂. L'ensemble de l'action m'a conduit à être tout à fait bouleversé et excité pour cet animal unique (dont il existe encore une vidéo amusante pour la postérité) - mon amour des animaux était alors bien présent et j'avais du mal à supporter que le caméléon ait failli se faire écraser 😏🥰😌🥴. Quelle excitation 😮. Et là, nous avions déjà maîtrisé tant de sentiers de randonnée pour finalement voir un Endormi sur la route 🧐🤨.

"Notre" norme finale sur la route à Salazie 😍😌 - bien sûr, il va maintenant vivre éternellement dans la forêt 😉

Après ce choc joyeux, nous avons encore passé une matinée très magique par un temps de rêve absolu dans le charmant village de Hell-Bourg et nous avons flâné dans le village. Tout le panorama à Salazie était librement reconnaissable 😍 et nous avons découvert cette fois encore de nouvelles jolies maisonnettes créoles et des jardins (par exemple à la Maison Folio) que nous n'avions pas encore remarqués. Et j'ai maintenant pu intégrer le passage par le cimetière "botanique" et très joliment planté 😊🌼🌸. Autour d'un café dans une des arrière-cours (nous y étions déjà la dernière fois il y a 4 ans, malheureusement la chère serveuse Hélène n'était plus là 😮), nous avons profité du calme et de l'isolement pour nous informer directement et abondamment sur les caméléons 😅. Les plus passionnants sont certainement, entre autres, les yeux - grâce aux yeux qui se déplacent indépendamment, deux images distinctes se forment dans le cerveau et il n'est pas encore tout à fait clair aujourd'hui comment elles peuvent ensuite être traitées. Et grâce aux yeux qui dépassent, on obtient un champ de vision de 90° à la verticale et de 180° à l'horizontale, soit un total de 342° pour les deux yeux 😮 - dingue!

Une dernière fois au Cirque de Salazie, balade en ville à Hell-Bourg 🥰

Satisfaits de cette conclusion ensoleillée à l'est de l'île (car il est probable que nous ne reviendrions pas ici encore maintenant 🥺), nous avons fait nos adieux à Béatrice en début d'après-midi à Saint-André, dans sa maison, la "Créole", et sommes retournés pour les 3 nuits à venir à nouveau dans l'ouest de l'île, au Piton Saint-Leu. C'est ici, aux Hauts de Saint-Leu, que nous avions trouvé, en cherchant pendant des heures les autres hébergements, quelque chose de sympa avec jardin et piscine 😎. Les deux propriétaires s'appellent Evelyne et Thierry - un couple de Français du continent, à la retraite, qui vit sur l'île depuis de nombreuses années. Comme souvent - et nous étions curieux comme toujours 😅 - une histoire de vie passionnante nous attendait, celle de l'ancienne institutrice de maternelle qui, après plusieurs vacances (actives), est tombée amoureuse de l'île et a fini par s'y faire muter, et celle de l'ancien fonctionnaire de la Poste qui l'a suivie - son deuxième amour tardif - sur l'île et y est devenu jardinier indépendant par passion pour la botanique. En conséquence, un jardin varié et soigné jusque dans les moindres détails nous attendait, dans lequel pratiquement toutes les plantes (à fleurs) imaginables et l'un ou l'autre arbre fruitier de l'île (et des millions de moustiques ressentis 😣) 😊. J'ai enfin pu poser toutes mes questions sur la flore (et la faune) réunionnaise 🦔🦎) s'en débarrasser 😂. De même, Thierry pouvait vraiment se laisser distraire par une nouvelle fleur dans son jardin, comme sortie de nulle part, et l'entourer d'amour à presque chaque conversation 😋 ("aaaaah quelle jolie fleur 😍💚").

Hébergement au Piton Saint-Leu "Chez Evelyne et Thierry" - nous avons pu nous y détendre en beauté 😇

Nous avons profité de la chaleur au-dessus de la côte et du beau jardin (ou de la piscine 😋😎) avec cuisine extérieure et douche extérieure (magnifique 😍 sous les étoiles et sous la fougère arborescente) pour un peu de détente et pour une longue exploration des geckos sur notre terrasse de petit-déjeuner. Thierry avait un jour importé dans son jardin 2 œufs de gecko de ses amis de l'est de l'île et depuis, la population a explosé dans son jardin 😱🦎🦎🦎🦎🦎. Nous avons découvert le gecko diurne à poussière d'or vert dans toutes les tailles imaginables et avons pu observer longuement ces adorables créatures se battre pour leur territoire, capturer des insectes et lécher du jus de litchi 😋.

Lors d'un apéritif commun et d'un dîner improvisé, nous avons fait un peu plus connaissance avec nos deux hôtes et il n'a bien sûr pas manqué que nous devions nous aussi raconter notre histoire pour faire connaissance et parler de nos activités sur l'île jusqu'à présent 😏. Je me demande si l'invitation à l'apéritif n'a été lancée que parce que nous avions effrontément affirmé avoir lu dans les commentaires sur l'hébergement qu'il y avait des cours de cuisine créole chez eux... ! Qui sait 🤣 - car nous avions sans doute confondu quelque chose 😏 dans toute cette frénésie de recherche d'hébergement...

Objet de nombre de nos études de terrain : le taggecko à poussière d'or 😅🦎 (nous a hypnotisé au moins autant que les chauves-souris (Chauve-Souris) 🦇😊 Evelyne au coucher du soleil 😂)

L'avant-dernier jour, nous avons profité de leur offre de location de vélos électriques pour faire un joli tour dans les Hauts, en passant par des prairies verdoyantes, des pâturages de vaches et un peu de forêt d'altitude. Un peu moins de 50 km et 1 500 mètres de dénivelé 😱, voilà qui donne tout son sens à la propulsion par rapport aux régions plates de Leipzig et du Münsterland que nous connaissons par ailleurs, et qui donne malgré tout l'impression de faire du bon sport 😮. Et ce que Thierry nous avait inculqué avant de partir allait se vérifier 😅 : après la montée très sinueuse d'une heure et demie, la batterie n'est déjà plus qu'à 1/4 de sa capacité, mais elle suffira jusqu'à la fin 😏🙏 ! Tobi, en particulier, a pleinement profité de la descente fulgurante qui a suivi 😎😏 jusqu'à 65 km/h 😱 et nous sommes rentrés bien et effectivement au sec après à peine 4 heures. Il a plu partout sur le parcours et à l'hébergement ce jour-là - sauf que nous avons apparemment toujours évité la pluie (en temps) de manière très fiable 😇☺😋😎...

Une balade à vélo électrique dans les Hauts autour du Piton Saint-Leu - nous avons découvert à cette occasion un impressionnant Chalet Scandinave au milieu de la forêt 😮

Enfin, nous avons passé quelques jours très relax au Piton Saint-Leu - avant nos retrouvailles prévues avec ce cher Roland à Cilaos 🥰😊. Car bien sûr, il fallait y retourner...🤗😏!

Voici encore les images liées à cet article:

Roche Ecrite, Caméléon et Piton Saint-Leu

 

Sud-Ouest et Sud-Sauvage

Sabine Koschorreck am 24. Januar 2023 um 16:40

Nous voilà donc juste avant Noël et juste avant le Fèt Kaf (nous y reviendrons) à Etang-Salé les Hauts, à 300 m d'altitude au-dessus de la côte, dans le sud-ouest de l'île, dans un très joli AirBnB de Ringo (qui, comme tant de Réunionnais, était justement en vacances en Métropole) - sa sœur Daisy et son neveu nous ont très chaleureusement accueillis. Le neveu (nous n'avons malheureusement pas de nom sous la main 😮) nous a surpris par sa connaissance presque parfaite de l'allemand 😊😮 - une rareté absolue à La Réunion ! L'explication se trouvait dans son séjour d'études Erasmus récemment terminé dans la belle ville de Fribourg-en-Brisgau ☺ et il a donc été utilisé par son oncle et sa tante sur l'île comme interprète bienvenu 😏😅, ce qui lui a visiblement fait plaisir.

Les jours suivants, sur la terrasse très bien aménagée de Ringo, nous avons profité - d'une altitude très agréable avec des températures supportables (sur la côte en bas, il faisait et fait toujours tout simplement trop chaud) - de magnifiques couchers de soleil et de l'une ou l'autre boisson fraîche au bord de la petite piscine 😎😍. C'est là que nous avons dévoré quelques lectures de voyage, que nous avons laissé tomber les mangues de notre propre jardin dans notre bouche et que nous avons pu faire notre montagne de linge en un rien de temps (rien à voir avec les pitoyables tentatives de séchage dans l'est de l'île les jours précédents). Les quelques jours passés sur cette terrasse ont été pour nous synonymes de détente et de repos - nous avions trouvé ici par hasard une petite perle et nous serions vraiment restés plus longtemps si le logement de Noël suivant avait encore pu être annulé. Mais nous aurions alors raté quelque chose de "spécial" 😛😏🥴🤪... nous y reviendrons dans un instant.

Le joli gîte de Ringo à Etang-Salé les Hauts avec piscine rien que pour nous 😎😍
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Nous n'avions rien prévu pour le 20 décembre en termes d'activités, car : c'était quand même Fèt Kaf ! Le 20 décembre 1848, Sarda Garriga, alors commissaire général de la République ou député de La Réunion, proclamait l'abolition de l'esclavage sur la place du Barachois à Saint-Denis. Le terme "Cafre", devenu "Kaf" en créole, désigne une personne d'origine malgache ou africaine, descendante d'esclaves ou d'"engagés". Le mot est dérivé de kaffir, qui signifie "nègre" en afrikaans. Ces esclaves sont devenus "maîtres" le 20 décembre 1848, lorsque Sarda Garriga les a déclarés libres après de nombreux combats menés par les "marrons" (= cafres) qui luttaient pour la liberté.

La "fête cafre" ou "fête de l'abolition de l'esclavage" ou encore "fête de la liberté" est un événement qui a lieu tous les ans. "fête du 20 désanm" en souvenir de la libération de l'esclavage, en hommage aux ancêtres et pour ne jamais oublier les injustices commises à leur encontre, est célébrée chaque année à cette date par de nombreux petits concerts, expositions, manifestations, défilés et bien sûr des pique-niques familiaux dans tous les lieux de l'île. Partout, on peut écouter les sons rythmés et entraînants du "Maloya", un style de musique qui entre vraiment immédiatement dans la chair et le sang. Au lieu d'aller à l'église comme leurs maîtres, les esclaves se réunissaient le dimanche pour danser le maloya. "C'est une danse très puissante, presque en transe, pour la libération spirituelle", explique Pierre Aho (vice-président de l'association des Réunionnais au Québec). "Les musiciens n'utilisent pas d'instruments occidentaux, car à l'époque on utilisait le roulèr, le kayanm, le triangle, parfois des calebasses, le bob et les voix", ajoute P. Aho.

Nous sommes particulièrement attirés par l'amusant "instrument à secouer" - le kayanm ou kayamb - qui est aujourd'hui fabriqué à partir d'un cadre en bois rempli de petites graines rondes et dures de safran brun, de pois paternoster ou de roseau à fleurs indien, sur lequel sont clouées deux rangées superposées de tiges de fleurs de roseau séchées (à l'origine, les clous n'existaient pas et les fleurs de roseau étaient simplement tressées avec une corde ou maintenues ensemble par des lanières de cuir). Les graines à l'intérieur produisent, lorsqu'elles s'entrechoquent, un son caractéristique qui rappelle le bruit des vagues.

(Sources : guide-reunion.fr, carnetreunionnaise.com, fr.wikipedia.org. traduit en partie par https://www.deepl.com/).

Ainsi, en ce jour de Fèt Kaf, nous avons pu assister à différentes manifestations, tout d'abord au Saint-Pierre, où nous avons écouté différents petits groupes de musique et goûté pour la première fois aux "bonbons piments" 😋 (petites boules de pâte piquante à base de lentilles ou de petits pois avec de délicieuses épices indiennes), devenu depuis l'un des snacks préférés de Tobi sur l'île. Et plus tard, nous sommes retournés à Etang-Salé où, lors d'une plus grande manifestation dans le stade, le Fèt Kaf a également été célébré - avec un spectacle de danse rappelant les anciennes danses des esclaves par un grand groupe de filles et de femmes au son du maloya, des sons d'inspiration jamaïcaine du groupe Mok'n Tole et le concert du groupe local Buster - un échantillon très divertissant 😍🎷🎶. Pour finir, nous avons eu droit au plus long feu d'artifice de notre vie (que le maire a annoncé dans un monologue interminable 🤪🥴) - 30 minutes de fusées de toutes les hauteurs et de toutes les couleurs 😮. Nous avions déjà remarqué que les Réunionnais étaient fous de feux d'artifice... mais nous ne nous attendions pas à cela.

Fèt Kaf à Saint-Pierre 🎷🎶☺🕺
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Fèt Kaf à l'Etang-Salé 🎷🎶☺🕺🎆🎇
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Les jours suivants, nous avons profité du beau temps et de la situation passable au sud-ouest de l'île pour faire une excursion d'une journée au joli petit jardin des tortues (Jardin des Tortues) des Avirons (nous avons aussi pu nourrir ces douces géantes seychelloises 😍) et pour faire un détour par le point de vue sur le Cirque de Mafate au Belvédère du Maïdo. Pour ce dernier, nous nous sommes une fois de plus levés très très tôt, c'est-à-dire peu avant 4 😴🥱, afin d'arriver peu avant 6 heures du matin après 1h de route (seule direction : en haut ! après tout, nous devions surmonter près de 2.000 hm... mes oreilles craquaient à nouveau assidûment) et de pouvoir commencer le plus tôt possible la randonnée prévue vers le Grand Bénare, le cinquième sommet de l'île. En arrivant au Maïdo, nous avons constaté que c'était trop tard ! 🙄 Avant nous, des dizaines d'autres lève-tôt avaient déjà assiégé le point de vue, facilement accessible en voiture 🚗, et y avaient visiblement regardé le lever du soleil. Et nous ? Nous avions tout simplement une demi-heure... trois quarts d'heure de retard ou n'avions pas réfléchi jusqu'au bout 😅 lors de la préparation (si nous nous levions si tôt, alors cela aurait été possible), de sorte que le soleil dépassait déjà le bord opposé de la vallée et fabriquait un bon contre-jour. Et pourtant : quel panorama époustouflant 😍🤩😊 avec vue d'ensemble du bord ouest dans le Cirque de Mafate 😮 Presque tous les petits villages (appelés Îlets) sont visibles de là et on se trouve presque à vol d'oiseau à 2.205 mètres. Pourquoi ai-je déjà omis ce point lors de mon dernier séjour sur l'île 🤔?

Vue du Belvédère du Maïdo sur le Cirque de Mafate 😮🤩😊
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Nous avons rapidement sellé nos sacs à dos et nous sommes partis peu après 6 heures sur le chemin de crête le long de l'arête sud-ouest du Mafate en direction du Grand Bénare (après tout, nous voulions arriver bien avant 10 heures pour pouvoir encore profiter de la vue sur Cilaos avant que les nuages n'arrivent) - 3 heures de montée douce jusqu'à 2.898 m dans un paysage tout de même relativement désolant. Vieilles pierres de lave ou pierres et terre brune, peu de végétation (à part les fameux buissons et arbustes qui poussent encore à partir d'environ 2.000 m)... mais avec des vues et des panoramas toujours spectaculaires sur le Mafate 😍 et même jusqu'à la mer occidentale, qui compensaient l'ennui intermittent du chemin. Même si nous n'avons pas toujours trouvé le balisage jaune clair du sentier, l'itinéraire était assez clair : toujours le long de la crête (= Rempart) 🧐!

Vues dans le Mafate et jusqu'à la côte ouest sur la crête entre Maïdo et Grand Bénare 😍🤗
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A partir d'environ 2.500... 2.600 hm, j'ai effectivement pu constater - comme au Piton de Neiges - une fois de plus une petite baisse de performance. Apparemment, je fais partie des personnes qui ressentent très tôt les effets de l'air en altitude 🙄😶😑. Néanmoins, malgré le ralentissement du sprint final, nous sommes arrivés au sommet du Grand Bénare "à l'heure", vers 9h30, et avons pu profiter pendant 15 minutes de la vue magnifique sur le Cirque de Cilaos de l'autre côté et jusqu'à la mer à St Louis. Ensuite - quasiment à la minute près et on peut régler l'horloge en fonction - le rideau de nuages s'est refermé à 10h environ et comme toujours, on avait du mal à croire qu'ici, quelques instants auparavant, on pouvait encore voir ces panoramas 😮. Dommage pour tous les randonneurs arrivés après nous, qui n'ont pu que marcher dans la grisaille 😥🤨.

C'est fait ! Arrivée au Grand Bénare avec une vue magnifique sur Cilaos et sur la crête entre les deux cirques de Mafate et Cilaos - la Tête de Chien et les 3 Salazes bien en vue 😏 🌄
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Petit suivi du jardin des tortues des Avirons 😊🤗🐢
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Quand on caresse sa carapace ultrasensible, la tortue s'étire 😮☺😇
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Après ces quelques jours de détente et très enrichissants à l'Etang-Salé les Hauts, c'est un peu nostalgiques que nous avons refait nos valises un jour avant Noël et que nous avons pris la route vers le sud - vers la rude côte sud, aussi appelée Sud Sauvage. Le matin du départ, nous avions déjà téléphoné à notre hébergement de Noël pour connaître l'heure du check-in et nos soupçons se sont confirmés dès le téléphone : il s'agissait d'exploitants allemands... le maître de maison avait déjà l'air un peu agité ou pressé lors des deux brefs appels et nous nous demandions ce qui nous attendait 🙄🤨😏. En chemin, nous avons déjà eu un aperçu de la côte volcanique noire et abrupte avec ses formations de lave et la mer qui s'approche et écume (par exemple au "Gouffre"), ce qui donne toujours lieu à des jets d'eau spectaculaires. Nous avons également fait une courte promenade sur l'une des plages de sable noir - magnifique, mais tout simplement insupportable en termes de température (beaucoup trop chaud ! Risque de brûlures pour les pieds ! 🥵🔥) - comme nous regretterions encore la piscine chez Ringo 😏🙄.

Sud-Sauvage, la côte volcanique accidentée au sud - ici "Le Gouffre" 🌊
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Sud-Sauvage, la rude côte volcanique du sud - ici les plages de sable noir 🥵🔥
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Sud-Sauvage, la rude côte volcanique du sud - ici "Le Souffleur d'arbonne" 🌬
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Sud-Sauvage, la rude côte volcanique du sud - ici au "Cap Mechant" 🌊🌬🌞
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Et c'est un peu en sueur que nous sommes arrivés à notre hébergement de Noël près de Saint-Joseph, plus précisément à Manapany. Au "Gandalf Safari Camp" - un petit hôtel 2 étoiles plutôt familial avec des chambres assez petites, mais un jardin vraiment très joli 🍃🌴🌼🦎 et une magnifique cuisine extérieure  ; - Claus(-Dieter) nous a accueillis de manière un peu raide, avec son dialecte du sud de l'Allemagne qui n'est pas tout à fait caché, et dans son style inimitable "trop correct" et "améliorant tout et tout le monde" 😏🙄🥴. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe. Nous ne devions faire la connaissance de sa femme (Chris-)Tina qu'un moment plus tard et elle est à peu près tout le contraire de Claus que nous pouvions imaginer... il était donc presque évident que de sérieuses divergences surgissent ici et là entre les deux hommes, divergences que même les invités français remarquaient, bien que ceux-ci ne sachent pas un mot d'allemand 🙄.

Fiche Claus-(Dieter) Fiche signalétique de (Chris-)Tina
  • Bavarois de naissance, originaire des environs de Hof - Marktredwitz (à peine croyable 😉)
  • formé à Lausanne resp. hôtelier de formation et cuisinier de formation
  • a travaillé de nombreuses années en Afrique pour une grande chaîne hôtelière, là avec beaucoup de responsabilités
  • surcorrect et ne peut pas non plus sortir de sa peau, à tout expliquer à tout le monde et à tout améliorer
  • distribue tous les plats du petit déjeuner aux clients selon un modèle bien établi au fil des années et à "l'ancienne école"
  • discussions sérieuses (bilatérales) sur la politique ou autres sujets : Absence totale de discussion (parce que : Claus a son opinion et elle a force de loi)
  • principales sources d'information : Bild.de et windy.com
  • laisse Tobi déplacer la voiture qui dépasse de 5 cm du bord de l'aire de stationnement
  • ne peut pas, environ 20h avant notre départ, ne tolère presque plus que nous fassions appel au service de blanchisserie de Tina, car le linge ne sera certainement pas sec (par 32 degrés et une petite brise tiède) 😆
  • podologue de formation
  • fougueuse et artistique - nous avons vu de si belles peintures et dessins photoréalistes de sa part et j'ai eu un merveilleux échange sur ses peintures et les miennes avec elle
  • Cœur de la maison et surtout du jardin, qui abrite une femelle caméléon et plusieurs geckos manapany
    🦎
  • rêveuse, bavarde
  • est encore en formation chez Claus pour devenir la parfaite rôtisseuse d'œufs au plat (1ère année de formation).
  • a décoré à peu près tout l'hôtel avec de nombreuses mosaïques colorées (elle a fait de nécessité vertu... ou quelque chose comme ça - comme il n'y avait pas assez de matériaux de construction, elle a transformé des morceaux de carrelage et de miroir pour décorer la terrasse, etc.
  • a rendu très imagé par ses récits comment les deux chiens déjà décédés Eowyn et Gandalf 🐶🐕 étaient

Que dire ?! Là, un "divertissement" permanent était garanti 😉. Et il faut dire en complément que le petit déjeuner était vraiment très bon - à la manière allemande, très copieux ou plutôt somptueux et varié, il y avait même du pain fait maison. Nous avons également profité de la jolie terrasse et de la cuisine extérieure pour préparer nous-mêmes nos repas (avec, pour une fois, de bons couteaux !) pendant les jours de Noël et avons tout de même préparé une longe et un risotto avec du poisson frais pour les festivités. Dans les jours qui ont suivi, nous avons encore eu ici l'une ou l'autre discussion passionnante avec un couple argentin-allemand Nico & ; (également) Tina... nous n'avons toutefois pas pu parvenir à un consensus avec eux sur le sens et le non-sens de la nécessité de réintroduire une dictature et une puissante armée de guerre pour l'Allemagne 🙄🙈.

La terrasse et la cuisine extérieures du Gandalf Safari Camp 👨🍳🍳
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Dans l'ensemble, il faut dire que si nous n'avions pas eu de conversations ou de messages avec nos familles et nos amis, Noël serait passé presque sans laisser de traces sous les tropiques (et sous un climat très tropical, chaud et humide 🌞💧 et avec toutes sortes de moustiques 🦟). Malgré tout, c'était d'une certaine manière très agréable de ne pas vivre la folie des achats de cadeaux et des marchés de Noël avant Noël et de ne pas avoir l'impression de devoir se couper en quatre autour des fêtes de fin d'année face à tous les rendez-vous et obligations qu'il fallait concilier > 🧘♀️🧘♂️🙃.

Nous avons donc pu profiter de ces journées pour continuer à découvrir le Sud Sauvage et avons par exemple passé une journée très agréable (veille de Noël !) au bord de la rivière Langevin avec ses nombreux bassins et cascades (par exemple Grand Galet et Trou Noir). C'était un vrai rafraîchissement par rapport au bassin de Manapany situé à distance de marche de l'hôtel (un bassin de mer protégé du ressac pour barboter) 😉😁💧🏊♀️🥽🩳. Nous avons également participé à une visite guidée très intéressante du Jardin des Parfums et des Epices près de Saint-Joseph. Les employés y parlent pendant 1h30 sans point ni virgule, rien que parce qu'ils ont des connaissances infinies sur les plantes qu'on y trouve et qu'ils peuvent répondre en détail à toutes les questions, même les plus saugrenues. Nous avons ainsi pu déguster un grain de poivre frais, embrasser des litchis et des manguiers vieux de 200 ans, admirer des ananas roses, découvrir la véritable apparence d'une noix de muscade et enfin admirer des ti jaques (fruits du jacquier) 😇☺😋😍. Nous avons même poursuivi cette formation floristique ou épicée le lendemain - lors d'une randonnée à travers les Plaines-des-Grèves voisines et les plantations de curcuma qui s'y trouvent, même si le temps et mon sucre nous ont contraints à abandonner partiellement (à un moment ou à peu près après la 6e unité sport-glucides, il n'est plus amusant de se nourrir en contrepartie d'une glycémie basse, sans avoir faim 🙄👿).

Au Jardin des Parfums et des Epices près de Saint-Joseph - une noix de muscade, un manguier vieux de 200 ans et de nombreuses plantes à fleurs très décoratives 🌺🌶🥰
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Soirée de Noël au Bassin Trou Noir 🥰💑♥ ou à la Rivière Langevin
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Les cascades et le bassin du Grand Galet sur la Rivière Langevin 💧💚
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Randonnée à la Plaine des Gregues avec de nombreuses plantations de curcuma 🌾
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Le bassin Manapany - nous avons découvert tardivement que nous n'en étions qu'à pied 😉
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Malgré toutes les réticences et "mises en garde" de Claus face au temps incertain (que nous attendions au moins les infos de 6h du matin et la météo), nous sommes partis à 3h30 du matin en direction du volcan pour y admirer le lever du soleil... nous n'avons certes pas atteint l'oratoire de Saint-Thèrèse évoqué par Claus (c'est là que la vue est censée être la plus belle, mais le point n'est accessible qu'au prix d'une heure de marche et nous n'étions finalement pas assez tôt pour cela 🙄), mais nous avons en revanche atteint un très beau point de vue avec vue sur la Plaine des Sables, la grande plaine avant la route cahoteuse 😂 vers le volcan. De là, nous avons observé un lever de soleil enchanteur et admiré les couleurs changeantes de la plaine au fur et à mesure que la lumière du jour s'intensifie. Nous avons ensuite marché une partie du chemin de randonnée prévu pour la journée depuis le parking Foc Foc jusqu'au bord de la plaine volcanique proprement dite, puis le long de cette arête du Rempart sur le Sentier du Tremblet, mais nous n'avons pas fait le chemin complet jusqu'au Piton de Bert - d'une part parce que, comme souvent, les nuages sont arrivés de l'est et ont obscurci notre vue, et d'autre part parce que ce paysage lunaire bizarre n'est tout simplement pas le hit pour nous deux. Qu'est-ce que tout le monde trouve toujours à cette histoire de volcan (si au moins il entrait en éruption 😋) ? Monotone, friable, noir-gris-rouge-brun, chaud, ... alors que nous préférons tous les deux dix fois monter et descendre dans la forêt primaire dense ou dans les montagnes dentelées des cuvettes 😉. Pour se faire une idée, cela nous a suffi ce jour-là... et après tout, Tobi avait déjà fait le chemin jusqu'au cratère principal de Dolomieu la dernière fois il y a 4 ans.

Lever de soleil sur la Plaine des Sables devant le volcan Piton de la Fournaise ☀🌋🥰
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Randonnée dans le paysage volcanique sur le Sentier Tremblet (arête du Rempart avant la plaine volcanique)
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En revanche, ce qui vaut toujours la peine de s'arrêter pendant la descente du volcan, c'est la vue au Nez de Boeuf en direction de la vallée de la Rivière des Remparts - la vallée la plus longue de l'île avec 26 km et aussi la plus encaissée, formée par l'activité volcanique et le paysage changeant sous la force de l'eau au cours des millénaires. En s'intéressant à la formation de la vallée, on comprend un peu mieux l'histoire de l'île et sa genèse.

La vallée a été formée par l'écoulement des eaux de la Plaine des Remparts. Son fond a été recouvert de lave, libérée lors de l'éruption du cratère Commerson il y a environ 2.000 ans. Les coulées de lave sont encore bien visibles dans la partie supérieure de la vallée, où la rivière s'écoule souvent sous terre à travers les anciens tunnels de lave. En 1965, l'éboulement de Mahavel a modifié le paysage et la vie dans la vallée et a conduit les habitants du village de Roche-Plate et des petits Îlets à quitter la vallée (pour ceux qui comprennent un peu le français : ici il y a une petite interview d'un témoin qui vivait à Roche-Plate à l'époque quand il était enfant). À l'époque, 30 à 50 millions ( ! 😲) de m³ de terre ou de pierres se sont mis en mouvement sans prévenir à 4 heures du matin et sont tombés sur des kilomètres jusqu'à seulement 25 m des premières maisons du village de Roche-Plate. Depuis cet événement catastrophique, la rivière continue de répandre des millions de m³ de matériaux de glissement de terrain et d'éroder ses propres berges pendant les épisodes cycloniques. Quelques cultures, établissements humains et activités touristiques ont repris, mais la situation reste fragile.

[Source : sudreuniontourisme.fr, traduit par https://www.deepl.com/]

Vue sur la Plaine des Cafres à la descente du volcan, en arrière-plan les montagnes Dimitile 🐄🏔
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Le cratère Commerson (un des plus anciens et des plus profonds de l'île), sa lave alimentait la vallée depuis les Rivières des Remparts 😮

Vue sur le flanc ouest de la Rivière des Remparts depuis le point de vue du cratère Commerson
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La Rivière des Remparts et ses gorges avec le village de Roche Plate, vue depuis le Nez de Boeuf 😍🥰😮
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Nous avons pris congé de Tina (chaleureuse et exubérante) et de Claus (un peu plus sobre 😉) après ces nombreuses impressions au Sud Sauvage et étions globalement contents de laisser derrière nous la petite chambre très chaude (même si elle était équipée d'un ventilateur au plafond et d'une moustiquaire à la fenêtre). Ah et au fait : notre linge était bien sûr encore sec 🤣. Suivait alors pour les jours autour de la Saint-Sylvestre et du Nouvel An : la ville colorée, animée et sympathique de Saint-Pierre (seulement 15 km plus à l'ouest 😅)!

Notre première impression, après l'accueil chaleureux de Patrice dans le petit studio nouvellement aménagé juste au-dessus du centre-ville dans une minuscule ruelle = ruelle : Saint-Pierre fourmille de street art et il y a de nombreux gouzous partout 🥰 (la chasse était ouverte) ! Chaque petit mur et cabane électrique de la ville et chaque centimètre de mur libre sur la promenade de la plage sont colorés et marquent ainsi de manière inimitable l'image turbulente de la ville. De plus, Saint-Pierre se compose d'un système intéressant de rues à sens unique, aménagées de manière rectiligne, qui peuvent être empruntées alternativement dans un sens ou dans l'autre, mais parfois aussi sur deux voies 😄. Nous étions heureux de pouvoir enfin faire tous les trajets et les courses du quotidien sans voiture (notre petit studio était presque à la distance parfaite du centre-ville - tout est encore accessible à pied, mais hors du pire trafic urbain) et avons découvert les différentes parties de Saint-Pierre à pied au cours de plusieurs petites balades urbaines les jours suivants. Nous sommes par exemple tombés sur le petit musée de l'histoire du chemin de fer à La Réunion, situé dans l'ancienne gare, qui comprend aujourd'hui également des salles de galerie avec une exposition de tableaux.

Le transport ferroviaire de passagers à La Réunion a été exploité de 1882 à 1963 sur deux lignes (Saint-Denis vers Saint-Benoit à l'est et Saint-Denis vers Saint-Pierre au sud) en voie métrique et abandonné au profit du transport individuel. Le terminus sud de la ligne se trouvait à Saint-Pierre. Aujourd'hui, seuls quelques vestiges d'anciens ponts ferroviaires ou de tronçons de voies ferrées, éparpillés de manière sauvage dans le paysage, témoignent qu'il y avait autrefois quelque chose de plus utile sur l'île qu'un projet de transport automobile de plusieurs milliards de dollars, soutenu par des fonds européens. Je parle de la fameuse nouvelle Route du Littoral 🙄🤐😲🥴 (en remplacement de l'ancienne Route du Littoral le long de la côte nord-ouest, régulièrement menacée par les carrières), un pont surdimensionné de 12,5 km de long au milieu de la mer, auquel presque aucun insulaire ne peut trouver de bons côtés (ici il y a des photos impressionnantes). Comment pourrait-elle l'être, car non seulement elle coûte un argent fou (avec 2 à 3 milliards d'euros, elle est déjà considérée comme la "route la plus chère du monde") et sa construction dure extrêmement longtemps (en août 2022, après plus de 10 ans de travaux, un tronçon de 8,5 km dans un seul sens a été ouvert à la circulation et en février 2022, on a appris que la route était en mauvais état, que pour combler une lacune de 2,5 km, il faudrait maintenant construire un deuxième viaduc au lieu d'une digue de mer prévue, en raison de la résistance insuffisante de la roche), elle est aussi extrêmement douteuse sur le plan environnemental pour la faune et la flore marines 😫😕😤. Et si l'on considère en outre que le projet de Tram Train de la Réunion (une ligne combinée de train et de tramway d'une longueur totale d'environ 140 km le long de la côte, avec certainement de nombreuses difficultés dues à un tracé en terrain difficile) a "perdu" face à la Route du Littoral, on ne peut que continuer à secouer la tête - ce faisant, l'île, la France continentale et même l'UE ne donnent pas les bons signaux pour un avenir respectueux du climat.

[Sources : fr.wikipedia.org, fr.wikipedia.org, lemonde.fr, paris-autrement.paris, en.wikipedia.org]

Art de la rue et gouzous à Saint-Pierre 🥳😇
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Coucher de soleil à Saint-Pierre 😎🌅🏖
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A l'ancienne gare de Saint-Pierre, un petit musée rappelle cette courte époque 🚂

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Dans la galerie de l'ancienne gare de Saint-Pierre 🖌
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Les dimensions prévues de la nouvelle Route du Littoral (le prix ne correspond malheureusement plus depuis longtemps...) 🙄
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[Source : paris-autrement.paris]

Un autre sujet nous a occupés tout au long des vacances, et plus particulièrement aux alentours de la Saint-Sylvestre : les activités et les réservations de gîtes ! En effet, si nous avions de grands projets pour la période à partir du 4 janvier 😂 (nous voulions encore aller dans la montagne Dimitile, à Dos d'Ane et à la Roche Ecrite, faire du canyoning, aux 3 Salazes...), nous n'avions pas encore de réservations et d'hébergements 😏. Et cela ne s'est pas avéré si simple en cette période de vacances d'été qui se prolonge (car soit tout était complet parce que les Réunionnais eux-mêmes réservaient et partaient en vacances, soit il n'y avait rien à obtenir parce que les propriétaires étaient eux-mêmes en vacances 🙄😏). Il fallait donc faire preuve d'un peu de flexibilité et de persévérance. Et c'est à cette époque que j'ai dû me débarrasser définitivement de ma petite peur de téléphoner en français (😏). Mais au final, nous avions tout de même fait toutes les réservations pour les randonnées de Dos d'Ane à la Roche Ecrite, dans le massif du Dimitile et à Cilaos, ainsi que le fameux tour des 3 Salazes pour début à mi-janvier 🙃🧐🤪.

Pour cette dernière, même après avoir réussi un petit "chronométrage" de la performance de randonnée requise (400-450 hm par heure) lors de la montée aux 3 Salazes : pour cela, la super belle randonnée vers le Grand Bassin depuis l'aire de pique-nique et le point de vue de Bois Court (peut-être vous vous en souvenez encore 😉 ?) au sud-est de l'île assez bien, il fallait finalement remonter les presque 800 hm après la descente  ; vers la grande cascade et le bassin à la fin. Cette randonnée est pour nous l'une des plus belles de l'île et nous avons eu cette fois encore de la chance avec la météo, ce qui nous a permis de descendre sous le soleil, de nous baigner par temps encore sec et de remonter le parcours d'entraînement pour les 3 Salazes sous un ciel agréablement nuageux. Temps cible visé < ; 2h : check 😎. Cela m'a enlevé - du moins pour le moment - une petite partie de mon incertitude quant à ma capacité à faire les 3 Salazes.

Descente vers le Grand Bassin avec sa cascade 👙💧🧜♀️ et son petit village (semblable à celui de Mafate)
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Lors de nos journées à Saint-Pierre, nous avons essayé de profiter presque toujours des magnifiques couchers de soleil le soir (ergo dans les heures les plus fraîches de la soirée, car ici aussi il faisait toujours assez chaud). Et c'est ainsi que nous nous sommes installés confortablement sur la plage de la "ville du Sud" pour le réveillon du Nouvel An et avons observé l'activité amusante des grandes familles réunionnaises arrivant avec leur équipement de pique-nique et des chariots remplis de nourriture 😊. Pour le dîner, nous nous sommes arrêtés à la maison pour un "Diner for One" très convivial, puis nous sommes retournés à la plage avec une petite coupe de champagne pour assister au grand feu d'artifice - le seul officiel de l'île, d'après ce que l'on nous a dit (mais cela n'a certainement pas été perceptible avec les mille et une fusées tirées en privé sur le reste de l'île)... c'était beau à voir, mais comme toujours, la question de la nécessité se posait (surtout quand les jours suivants, en faisant du snorkeling dans la mer, on trouve encore les restes des feux d'artifice parmi les coraux déjà mourants 😓). Nous avons suivi un peu l'agitation après minuit, mais nous nous sommes tout de même retirés dans le confort de notre appartement face à la musique techno un peu fatigante avec des DJ qui n'arrêtaient pas de bavarder entre eux (l'ambiance musicale aurait probablement été meilleure avant minuit 🙄🙄😏). Ainsi, à l'échelle de la famille et des amis, compte tenu du décalage horaire, nous étions cette fois-ci les premiers à être arrivés dans la nouvelle année 2023 (salutations à Becky et Verena, qui devaient encore attendre 13 heures à ce moment-là 😁).

Saint-Sylvestre à Saint-Pierre sur la plage 🏖🎆🍾🥂💑

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Après une journée de pause (le jour de l'an), nous avons profité de la distance ou de l'accessibilité encore "à peu près" bonne vue de Saint-Pierre pour nous rendre au point de vue de la "Fenêtre des Makes" et faire une petite randonnée sur le bord est de la cuvette du Cirque de Cilaos. Nous sommes arrivés à la fenêtre à temps (et tard pour nous), vers 9 heures, pour admirer le panorama époustouflant sur l'un de nos motifs préférés - Cilaos ! - et les villages environnants, ainsi que la route aux 400 virages, avant que - comme toujours bien sûr - presque tout ne se referme vers midi. Nous avons tout de même réussi à faire la petite boucle de randonnée jusqu'au Piton Cabris, sans pluie, et elle était très variée avec des vues, un passage en forêt et une traversée de jardins joliment aménagés. Pour finir, nous avons découvert au milieu de la forêt ce que l'on appelle un "hébergement bulle" (Kaz Insolite) - on dort dans des bulles transparentes sous un ciel étoilé - une idée sympa, mais apparemment pas très fiable en ce qui concerne la mise en œuvre (en particulier la climatisation et le chauffage des bulles semblent poser problème le jour ou la nuit) et donc, surtout, à env. 250 €/nuit tout simplement trop cher 😮🙄😑.

Superbe Fenêtre des Makes avec vue sur Cilaos 😮🤩😍🥰🏔
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Le gîte à bulles hors de prix dans la forêt près des Makes 🤑🙄
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Le 03 janvier, un mal malheureusement nécessaire nous attendait - un changement de voiture (lavage et étrillage inclus... quel fromage 🙄) ! Comme notre fournisseur n'a répondu à aucune de nos demandes de prolongation de contrat au préalable, nous avons finalement loué une nouvelle voiture pour un prix heureusement raisonnable pour le mois de janvier, mais avons donc dû tâtonner une fois du sud de Saint-Pierre vers l'extrême nord, à l'aéroport près de Saint-Denis, pour rendre l'ancienne voiture. Et comme nous devions de toute façon aller à l'autre bout de l'île, nous en avons profité pour faire un petit tour de l'île 😋😎 - vers l'ouest avec un petit détour par le très beau musée Stella Matutina sur la culture de la canne à sucre et la fabrication du sucre, et vers l'est pour revenir par la route du Volcan et le Sud Sauvage. Sur le chemin du retour, Tobi s'extasiait déjà sur la Peugot 208 qu'il venait de louer et qui, en tant que diesel et par rapport à la Renault Clio précédente, lui donnait une meilleure sensation de conduite 😁😝🏎. C'est dommage que les pneus soient déjà bien usés, sur une route humide, c'est une vraie glissade...😱

Musée Stella Matutina sur la culture de la canne à sucre et la fabrication du sucre sur l'île

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La deuxième partie de notre tour de l'île par la Route du Volcan 🌋

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Après une dernière matinée de snorkeling magnifique le 04. janvier à Saint-Pierre, nous sommes partis pour le petit village de Dos d'Ane "juste avant le Cirque de Mafate"... La première grosse averse que nous avons perçue sur la route vers le nord serait-elle un mauvais signe 💧⛈ ? Espérons que non 😶, car nous avions encore quelques idées pour la période à venir et nous espérions toujours que la saison des pluies serait encore retardée... c'est donc là que nous continuerons prochainement et voici encore le lien vers les photos du billet de blog:

Sud-Ouest (Etang-Salé les Hauts) et Sud-Sauvage Manapany

Saint-Pierre et excursions depuis le Sud

A l'Est, tout est mieux ? ... plutôt : plus vert, plus humide, plus sauvage :-)

Sabine Koschorreck am 31. Dezember 2022 um 14:03

Où en étions-nous (après tout, il s'est écoulé pas mal de temps depuis le dernier rapport...) ?! Ah oui ! Nous quittons la capitale Saint-Denis le 07 décembre après un bon dîner avec les frères de Lucile, Arthur et Gaspard (et diverses bestioles rampantes 🦟🐜 - une sorte de cafard volant 🙄) dans leur colocation toujours conviviale et une petite balade en ville devant quelques vieilles villas créoles et par le marché couvert et - nous avons maintenant une voiture 😉🚗 ! Nous filons ainsi vers l'est, pleins d'impatience 😉.

Vieilles villas urbaines créoles dans la capitale Saint-Denis

Faire ses courses au "petit" marché 😋

Notre premier trajet personnel sur l'île s'est déroulé presque sans problème - nous avons juste "attrapé" un barrage routier d'une heure 🤦♀️ à cause d'un chantier sur la route d'accès à la Salazie, le 3e bassin. Nous avons donc dû patienter un peu et avons pu en revanche admirer "l'enfer vert" qui nous entoure 😍 (le coup de la fermeture devait nous arriver encore une fois malgré les horaires de fermeture affichés et photographiés 🤪🧐). Notre arrivée à Salazie, dans le petit village de Mare de Poule d'Eau, entre les célèbres localités de Salazie et Hell-Bourg, s'est déroulée sans problème - Marie Paule (et plus tard son mari Yoland) et la chienne Nala nous ont accueillis avec gentillesse et à (encore ! 😏) un soleil radieux. Nous avons pu prendre possession d'un immense appartement très bien équipé dans une ancienne maison créole avec 2 balcons et profiter immédiatement de la vue royale du balcon avant sur diverses cascades et le "village artisanal" coloré ainsi que du balcon arrière dans la Salazie sur le Piton d'Anchaing - terriblement beau 😍🤩🤪😵. Nous avions aussi un souvenir si charmant, si vert et si enchanteur de cette cuvette - ou était-ce parce que nous y avions passé nos premiers jours ensemble après avoir fait connaissance 😋🤣 ?!

Notre vue depuis les 2 balcons à Mare de Poule d'Eau dans le Cirque de Salazie 😍

Le Voile de la Mariée - une des plus célèbres cascades de la Salazie 🤩

Plein de motivation pour les différentes randonnées dans la Salazie, nous avons mis le réveil à 6 heures pour le lendemain matin et avons regardé la météo par la fenêtre dans l'expectative - car nous étions bien conscients qu'on ne peut en aucun cas se fier à un quelconque bulletin météo sur l'île, car il y a en tout environ 200 microclimats et le temps peut déjà être complètement différent à 100 m de là où l'on se trouve 😉😮. Nous devions vivre cela encore plusieurs fois... Le mot d'ordre à Salazie ou plutôt du côté est (le côté au vent "côte-au-vent*") était donc toujours le suivant : 6h regard par la fenêtre, vérification de la situation météo et ensuite, selon la tendance, soit "en route pour la randonnée !" soit "retour au lit à quatre pattes" 😁. Comme le premier jour de Salazie nous a ensuite directement accueillis avec une bonne pluie,  un peu de décélération était de mise 🤗 et l'après-midi, un premier petit tour vers l'une des incroyables nombreuses cascades - la Cascade Blanche - impressionnante ! Ensuite, nous avons osé retourner dans le petit village de Hell-Bourg, au cœur du Cirque - et (oh, comme c'est beau ! 😍) Ici, pour notre plus grand plaisir, les choses n'ont pas autant changé que dans d'autres endroits de l'île ou comme par exemple à Cilaos. Le petit village de Hell-Bourg est resté aussi authentique que nous l'avons connu et nous avons pu profiter de quelques vues et moments magiques cet après-midi-là, alors que le ciel se dégageait.

* Côte-au-vent ou Capesterre est le nom donné par les colons français aux côtes est des îles des Antilles françaises et de La Réunion. C'est un terme issu du vocabulaire naval en usage au XVIIe siècle, qui désignait une terre exposée aux vents d'est, car ces côtes sont exposées aux vents : les alizés, vents chauds venant de l'équateur. Cette appellation s'oppose à celle de Côte-sous-le-vent (les côtes occidentales des mêmes îles). Dans certains archipels, comme les Petites Antilles ou la Polynésie française, on parle d'Îles du Vent et d'Îles-sous-le-vent, mais il s'agit dans ce cas d'une distinction géographique. [Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Côte-au-vent, traduit par www.DeepL.com/Translator]

 

Courte randonnée à la Cascade Blanche ☺

Notre retour dans le Hell-Bourg rêvé 🥰🤗😊

Le lendemain matin, les prévisions météo étant bonnes, nous sommes partis en randonnée dans la Salazie (cours d'eau, forêts, petits villages en hauteur, belles vues sur la cuvette, ...). Et hop, il a vraiment fait chaud ! 🥵 Cela aurait sans doute été le (seul 😐) jour par excellence pour l'ascension du Piton d'Anchaing... mais qui pouvait le savoir ? ! 🤷♀️

Impressions de notre randonnée dans le Cirque de Salazie vers Grandes Sables (un coin de forêt) 🥵☀

En raison du retour de la grisaille, les jours suivants furent confortables (Pilates ! Lecture !!).) et pourtant variés, car nous sommes aussi sortis une ou deux fois de la cuvette verte et pluvieuse - sur la côte est à Saint André avec une courte visite de la ville et de la ferme de vanille de la famille Roulof, visite du beau Bassin la Paix (sur la rivière Rivière des Roches), passage par St. Anne avec son église intéressante, randonnée à partir des Cascades Grand Anse le long de la côte volcanique accidentée (humide et chaude ! Alerte aux moustiques !) et bonne nourriture avec un concept unique - avant de commander le menu, on pouvait goûter chaque plat - sur la Route du Volcan. Comme souvent, il était particulièrement malin de foncer - le barrage routier d'une heure au milieu de Salazie, dont la date était en fait claire comme de l'eau de roche pour nous, a été mis en place, comme par hasard, 10 secondes avant que nous n'y arrivions...🥴. Il n'y avait donc plus qu'à attendre 🤨

Impressions de l'Est - la mairie de Saint-André

Impressions de l'Est - l'église et la mer à Saint-Anne

Impressions de l'Est - Randonnée le long de la côte volcanique à Anse les Cascades

Impressions de l'Est - Resto au concept de "dégustation" particulier sur la Route du Volcan

Impressions de l'Est - magnifiques bassins (à marée basse) - ici Bassin la Paix

A propos de la visite guidée très intéressante de la ferme de vanille Roulof encore quelques détails 😊 : nous avons vu des plantes de vanille à différents stades et phases de croissance. Une fois plantée, la plante liane à croissance rapide a d'abord besoin de 4 ans avant de développer ses premières fleurs vert-jaune à crémeuses. D'ici là, tout l'art consiste à assurer la bonne dose de soleil ou d'ombre (c'est pourquoi elle pousse souvent dans la nature sur des palmiers yucca ombrageux et autres) et d'arrosage. La pollinisation de la fleur de vanille doit en effet se faire à la main, car la seule espèce d'abeille qui la pollinise dans la nature ne vit qu'au Mexique (le pays d'origine de cette espèce de vanille). Pour ce faire, les mains expertes des femmes et des cultivateurs de vanille "écartent" la membrane présente entre le pollen mâle et le pistil femelle dans la fleur bisexuée à l'aide d'un bâtonnet en bois et pressent le pollen et le pistil ensemble. Tout cela en seulement 3 à 4 secondes ! Et encore plus incroyable : les fleurs ne s'ouvrent qu'un seul jour, tôt le matin, avec le soleil (vers 5h30) et se referment à midi... c'est l'intervalle pendant lequel les assistants assidus n'ont que le temps d'effectuer la pollinisation et ce, les jours de pointe, avec jusqu'à 2000 fleurs par jour/personne ou jusqu'à 15.000 fleurs au total par jour ! Une folie 😲😱😵. Nous étions là à la mi-décembre, juste à la fin de la période de floraison, mais nous avons encore pu assister à une démonstration de la pollinisation "en direct" sur quelques fleurs conservées au réfrigérateur. Il faut ensuite environ 9 mois pour que les fruits - les gousses de vanille - se développent et ressemblent à des haricots verts avant de devenir jaunes et de pouvoir être récoltés. Commence alors un processus de fermentation complexe et laborieux en quatre étapes : "blanchir" les fèves et les faire suer dans des toiles de lin (c'est ainsi qu'elles obtiennent la couleur brun chocolat que l'on connaît), puis les faire sécher au soleil pendant 15 jours (attention : les rentrer au plus vite en cas de pluie imminente, sinon la récolte sera gâchée !), puis encore environ 1 mois de séchage à l'ombre à l'intérieur de la maison, puis toutes les gousses sont "palpées" une à une pour voir si le degré d'humidité convient, pour ensuite ou finalement les stocker sous forme de petites bottes pendant encore 9 mois dans des caisses en bois, afin que l'arôme se développe finalement. Pendant ces 9 mois, il faut "seulement" veiller à ce qu'une seule gousse ne s'abîme pas, car la pourriture déteint sur tout le contenu de la caisse en bois 😲. Au total, il s'est donc écoulé un délai insensé d'environ 6 ans entre la plantation et le premier moment possible de vente d'une gousse de vanille finie 😍😮. Compte tenu de ce processus très complexe, du manque d'eau sur l'île, d'une maladie fongique toujours menaçante pour la vanille et de la demande extrêmement élevée par rapport à l'offre, le prix élevé d'environ 3 à 4 euros minimum pour une petite gousse et la stricte limitation de la vente par personne nous ont finalement expliqué la situation. La Réunion n'est pas le principal producteur de gousses de vanille - la majeure partie provient de Madagascar (et en plus petite quantité de l'île Maurice, des Seychelles, ...) - si bien que la vanille produite à la Réunion est principalement vendue au détail aux touristes et aux restaurateurs locaux. Nous avons en tout cas appris et absorbé une quantité incroyable de choses et avons beaucoup apprécié la visite guidée avec le fils de la ferme vanillière 😊.

Impressions de la ferme de vanille de la famille Roulof - les plantes avec les gousses, les fleurs et l'aimable cultivateur de vanille 🥰

Après des journées assez pluvieuses dans l'ensemble à Salazie, on pourrait dire que nous et la météo avons pris des forces pour la randonnée de 3 jours à venir vers et sur le Piton des Neiges - l'ancien volcan mort et point culminant de l'île (3070hm), auquel elle doit sa formation, son développement et son caractère paysager. Une grande impression de déjà-vu pour nous deux, puisque c'est ici que nous nous sommes rencontrés il y a exactement 3 ans et demi... mais cette fois-ci, nous avons tenté l'ascension depuis Hell-Bourg (dans le cirque de Salazie), en intégrant au préalable la randonnée vers la cascade du Trou de Fer...

Randonnée de 3 jours au Piton des Neiges
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Un parcours total agréable de 36km avec environ 2300m de dénivelé à la montée comme à la descente. 😃 Si nous avions su ce qui nous attendait à la descente à partir du KM 30, nous aurions peut-être certainement opté pour un autre itinéraire...🙈 Nous y reviendrons dans un instant...

En route vers la Caverne Dufour, nous avons encore rencontré l'un ou l'autre randonneur ou randonneuse triste qui, malgré toutes les épreuves de l'ascension du Piton, n'a pas eu la chance d'avoir du temps, car la visibilité au petit matin n'était malheureusement pas claire voire amèrement, car la montée - quel que soit le côté - représente toujours au moins 1700 mètres de dénivelé, voire plus, et qu'il est très difficile de prévoir le temps "d'en bas" pour le matin de l'ascension finale. Celui qui n'entreprend pas spontanément l'ascension complète jusqu'au sommet, par exemple à partir de Cilaos à partir de minuit, mais qui, comme la plupart des gens, la répartit sur deux jours, aura peut-être joué de malchance en haut, lors de la finale. Mais bon... nous savions par le passé dans quoi nous nous embarquions et nous sommes tout de même partis optimistes et de bon cœur.

Nous avons pu laisser nos gros sacs à dos et diverses petites choses pour les "journées de randonnée" chez Marie et Yoland, nous avons donc laissé la voiture au bord de la route dans le village rêvé de Hell-Bourg et nous avons commencé la première montée vers le plateau du gîte de Belouve. Tôt le matin, avec de l'air frais, une température de course agréable et du soleil avec une vue claire sur la Salazie, les premiers 600 mètres de dénivelé se sont faits presque tout seuls. Arrivés en haut, nous avons été directement récompensés par une vue imprenable sur la cuvette et sur le panorama des montagnes environnantes (il y a 3 ans et demi, cela n'avait pas marché ici 😉) et j'ai pu également donner quelques caresses 😍😸.

La première partie et la montée sont terminées - vue dans la Salazie depuis la plaine du Gîte de Bélouve 😎😮

Nous nous sommes ensuite dirigés - puisqu'il restait encore beaucoup de temps avant l'ouverture du gîte et que nous avions encore prévu un détour pour le premier jour - vers la Forêt de Belouve voisine et vers la plateforme d'observation au-dessus de la cascade du Trou de Fer. Le chemin emprunte en petite partie des routes forestières et en grande partie des sentiers sinueux et principalement des planches de bois (car sinon trop humides 😏) à travers une forêt (primaire ou originelle) enchanteresse et encore majoritairement originelle au cœur de la Réunion. On se sent comme dans un autre monde - un monde de conte de fées - et pour moi personnellement, cette région (avec la Forêt de Bebour voisine et d'autres forêts d'altitude ou de montagne similaires) est l'une des plus belles de toute l'île. Dans cette petite jungle poussent différentes espèces typiquement réunionnaises comme des tamariniers, des fougères arborescentes ou des palmiers, des orchidées, des mousses et des arums. Les tamarins noueux abritent d'autres plantes telles que les fougères, les mousses et les orchidées, tout en ayant une valeur utilitaire très élevée (leur bois servait autrefois à construire des maisons entières ou à les couvrir de bardeaux). Ce n'est pas pour rien qu'ils poussent "en travers" ou "couchés" - les arbres se sont adaptés au fil du temps aux conditions météorologiques exigeantes pour prendre pied de manière fiable, même en cas de cyclone violent, en formant d'autres racines le long du tronc couché 😉. Et : le tamarin peut rendre de bons services en tant que fruit comestible dans la cuisine - nous avons déjà eu l'occasion de goûter du tamarin mariné ou du jus de tamarin une fois à l'île Maurice, très délicieux, sucré, fruité, en même temps un peu acidulé 😋 Yummi!

Randonnée dans la forêt enchantée de Bélouve 🌱🌳🍃

Mais ici aussi, dans les forêts de Bélouve et de Bébour, j'ai du mal à l'admettre, des espèces envahissantes introduites par l'homme menacent la flore originelle. Sur l'ensemble de l'île (surtout dans les trois cuvettes), nous avons déjà pu trouver plusieurs de ces plantes exotiques, apparemment à croissance extrêmement rapide, en abondance et c'est une véritable plaie 😣😥🤮, forment d'énormes rhizomes et se multiplient de manière incroyable. La différence par rapport à il y a 3 ans nous est apparue vraiment extrême et toutes les tentatives pour les endiguer à nouveau sont probablement une lutte contre des moulins à vent. Pour citer quelques chiffres (source https://www.lareunionlela.fr/visiter-la-reunion/foret-de-bebour-informations/) : Avant l'arrivée de l'homme, il y avait environ 900 espèces de plantes sur l'île. Par la suite, plus de 3000 autres ont été apportées. Une grande partie d'entre elles ont été conservées dans les jardins. En revanche, près de 1 000 espèces se sont reproduites dans la nature. Une centaine d'entre elles sont toutefois devenues envahissantes.

Huii... je me suis un peu égaré ☺ ! Alors maintenant, revenons à notre randonnée à travers la forêt enchanteresse de Bélouve jusqu'à la cascade du Trou de Fer. Dans la forêt dense, la pluie nous a rattrapés - ce qui est typique de la région - et nous nous sommes dépêchés d'arriver au point de vue à peu près au sec. Quelques personnes venaient déjà à notre rencontre et la visibilité s'était apparemment déjà complètement réduite... mais nous avons tout de même parcouru le dernier tronçon et nous nous sommes joints à une petite grappe de randonneurs qui attendaient - et voilà ! Notre patience à tous a été récompensée au bout d'une trentaine de minutes et le ciel s'est à nouveau déchiré pour quelques beaux moments avec une vue dégagée sur la cascade 😍 ! En même temps, nous avons ainsi pu observer le spectacle des nuages de brouillard qui se lèvent et disparaissent à une vitesse incroyable et savourer notre snack de midi sur le balcon panoramique. Le retour au gîte de Belouve s'est déroulé à peu près au sec et nous nous sommes installés dans notre chambre de 4 avec un jeune couple de médecins français, après avoir jeté un coup d'œil sur l'ancien téléphérique (qui descendait de là dans la Salazie) et pris un délicieux dîner créole comme à l'accoutumée. Les prévisions météo pour le lendemain et le surlendemain - évidemment incertaines 😉.

Arrivée sous la pluie au Trou de Fer - mais notre attente fut récompensée 😋☺

L'ancien téléphérique de la plaine du Gîte de Bélouve à la Salazie

Le lendemain matin, nous avons démarré tranquillement - après tout, nous avions pas mal de temps pour parcourir les 8,5 km de montée modérée (env. 1000 hm ce jour-là) jusqu'à l'heure d'ouverture (15h) de la Caverne Dufour - à travers une autre partie de la Forêt de Bélouve et le plateau qui s'ensuit. Il n'y avait qu'une seule direction : vers le haut ! La végétation devenait de plus en plus pauvre (nous nous dirigions ce jour-là vers les 2400 hm, donc au-delà de la limite des arbres) et nous n'avions presque pas de visibilité... le temps était gris, voire bruineux, mais une vraie pluie n'est heureusement pas venue. Et pour le repas de midi, nous avons même eu opportunément et brièvement une vue magnifique sur le cirque de Salazie 😊, y compris sur le bord sud de la vallée, par lequel nous étions en effet montés. Et c'est ainsi que l'après-midi, nous sommes arrivés "à l'heure", à 15 heures, à la Caverne Dufour, où nous attendait le "non-luxe" bien connu de ce refuge 😏😜 avec des lits superposés de 3 dans des dortoirs de 15 lits et l'absence de douche. Justement un vrai refuge (refugium, un lieu de refuge ; autrefois, certainement un simple abri ou un refuge pour randonneurs fatigués). Mais comme nous étions en avance, nous avons pu obtenir sans problème 2 lits à l'étage le plus bas et nous dégourdir encore les jambes pendant tout un moment (sieste de midi 😉 - vivement recommandée compte tenu de l'ascension du sommet qui nous attend le lendemain matin à partir de 3h30). Pendant que Tobi s'enfonçait ensuite un peu dans son livre, je bavardais encore un peu dehors avec l'un ou l'autre des compagnons de route qui arrivaient et j'observais le ciel qui s'éclaircissait effectivement en fin d'après-midi ou en soirée. Un petit espoir germait pour la météo du lendemain matin 🙏🙃.

Randonnée sur le tronçon allant du gîte de Bélouve à la Caverne Dufour à travers la forêt de Bélouve et le plateau

Arrivée à la Caverne Dufour - le ciel s'éclaircit et le sommet du Piton se profile à l'horizon 🤩

Le soir, tout le monde s'est rendu dans la salle à manger pour déguster un repas typiquement créole (riz, lentilles, carri au poulet et même un deuxième carri au poisson). C'est au plus tard à ce moment-là que Tobi et moi avons eu un beau flash-back, car c'est finalement dans cette salle à manger que nous nous sommes rencontrés il y a 3 ans et demi, lorsque nous avions été placés côte à côte 🥰❤. Et cette fois encore, il y avait des petites fiches nominatives sur les tables pour placer et loger tous les randonneurs 😉. Après le repas et après que tout le monde se soit enfin calmé dans un grand brouhaha, nous sommes allés assez rapidement dans les lits (en espérant ne pas avoir de ronfleur terrible parmi les 13 autres camarades de chambre), car...

... à 3 heures, il fallait sortir du lit ! Le premier coup d'œil au ciel nous a montré : une vue étoilée ! Nous n'en revenions pas ! C'est donc parti pour un départ à froid juste après le lever, afin d'affronter les derniers 700 m de dénivelé dans l'obscurité et avec une lampe frontale... pour moi, la montée a été un vrai calvaire avec la glycémie et l'air de plus en plus raréfié, si bien que nous n'avons progressé que très lentement. Mais à 5 heures précises, nous avons tout de même atteint le sommet, sous un ciel déjà légèrement rougeâtre, et nous avons rejoint les autres compagnons de route qui patientaient dans le froid (environ 5°C). Tous attendaient avec impatience le lever du soleil (et la chaleur qui arrivait enfin avec le soleil) et s'emmitouflaient du mieux qu'ils pouvaient dans tous les vêtements disponibles (et les sacs de couchage 😉). Jusque-là, il n'y avait d'ailleurs que peu de nuages à l'horizon et nous avions effectivement une vue à peu près dégagée sur toute l'île (sauf bien sûr, comment pourrait-il en être autrement, dans l'est de l'île où pendaient de manière fiable les gros nuages 😉) avec les belles vues vers l'intérieur du Cirque de Cilaos, en direction de Mafate vers Marla et sur la côte maritime. Le ciel s'est éclairci et les premiers rayons de soleil se sont frayés un chemin au-dessus des petites montagnes de nuages, si bien que nous avons enfin pu nous réchauffer à partir d'environ 6h15. Une vraie récompense donc à plus d'un titre - avec bien sûr "notre" petite tradition initiée par Tobi à l'époque - le gipfelei 🥰.

Le lever de soleil sur le Piton des Neiges - au top ! 😍❤🥰☀

À un moment donné, nous étions seuls sur le piton 🥰 (pourquoi tout le monde redescend-il si vite après toutes ces épreuves et ne profite-t-il pas de la vue un peu plus longtemps ? Le "super" petit déjeuner - 1 baguette sèche avec de la confiture et une soupe brune et noire appelée café - au Refuge ne peut en fait pas en être la cause 😏😏😏). Juste avant de redescendre, nous avons encore observé une approche en hélicoptère (certainement quelque chose comme l'un des tours de l'île coûteux que l'on peut réserver)... 2 atterrissages à différents points de vue là-haut, à chaque fois une brève descente et une séance de photos dans toutes les directions et c'est tout. Cela n'a pas dû être si légal et autorisé que ça 🙄🥴🤮 Au cœur du parc national, un tel hélicoptère n'a tout simplement pas le droit de survoler ou même d'atterrir n'importe où à des fins touristiques... en raison notamment de la présence du pétrel de Barau, un oiseau protégé qui y niche, les restrictions sont très strictes. Il ne peut vraiment pas y avoir deux avis sur l'utilité d'une telle "chasse au motif" sans aucun effort ou sans profiter un peu plus 🙄🤬. Mais cela correspond malheureusement parfois assez bien à l'image de l'insouciance et du manque de respect de certaines personnes à l'égard de la nature. Des sentiers (de randonnée) encombrés ici, des coins toilettes avec des tas de mouchoirs là, des déchets biologiques jetés négligemment ("ce ne sont que des déchets biologiques, ils se décomposent" - faux ! take your litter with you !), nourrir les animaux sauvages, nourrir les poissons pour rendre l'expérience de snorkeling plus intense et ainsi de suite...😞😠

Après nous être délestés béatement des vues panoramiques face au bonheur de la météo, la descente complète (2300 hm) du troisième jour a d'abord commencé dans la joie et la décontraction, sous le soleil matinal, en revenant à la Caverne Dufour où nous avons mangé le petit déjeuner que nous avions apporté, puis en repartant en direction de Hell-Bourg, avec cette fois une variante un peu plus courte, mais d'autant plus raide, que lors de la montée...Pendant la première demi-heure, tout s'est bien passé pour nous - jusqu'à ce que... oui, jusqu'à ce que la pluie se mette à tomber, mais cette fois-ci si vraiment 😮🙄💧☔🌧. En quelques minutes, des torrents d'eau se sont formés et ont cherché leur chemin à travers le sentier de randonnée - l'eau a donc dévalé la montagne en même temps que nous. Tous les chemins ont rapidement été inondés (même dans la forêt dense !). 😮😲) et montée rapide de l'eau. Il n'y a donc même pas de photos ou de vidéos de ce passage, car tout risquait d'être complètement mouillé et nous devions nous efforcer de garder tous les appareils à peu près secs au fond du sac à dos et de redescendre. Au moins, nous n'avions plus à faire attention où nous mettions les pieds pour garder nos chaussures aussi sèches que possible - c'était tout simplement impossible et nos chaussures et nos pieds étaient de toute façon complètement mouillés, l'eau coulait et arrivait jusqu'aux chevilles. Nous n'avons probablement jamais été aussi mouillés de notre vie, une fois complètement trempés jusqu'aux sous-vêtements 😅.

Après toute la descente, dont environ 3 heures sous une pluie absolue et continue, nous sommes tout de même bien rentrés à la voiture à Hell-Bourg, où nous avions heureusement déposé des vêtements de rechange secs 😁. Nous avons ensuite récupéré le reste de nos bagages chez Marie Paule et Yoland, du logement précédent. Nous avons ainsi pu câliner une dernière fois la chienne Nala, bavarder encore avec eux et apprendre leur histoire 😋. A savoir comment leur premier amour de jeunesse a été suivi d'une séparation et comment 30 ans (sic !) se sont écoulés avant qu'ils ne se retrouvent 😊, puis qu'ils n'achètent leur belle maison et n'en fassent qu'à leur tête (en continuant par exemple les appartements de vacances déjà existants des anciens propriétaires et en agrandissant et transformant constamment la maison). C'est clairement Marie qui porte le pantalon... (qu'est-ce qu'elle peut parler cette femme 😆, Yoland, qui est doué pour les travaux manuels, se tient généralement à l'écart).

Après ces journées passionnantes à Salazie et sur le Piton, un autre hébergement très particulier nous attendait sur le plateau oriental des Plaines des Palmistes (où nous n'avons en fait atterri que pour cet endroit magique 😉) - la Roulotte ! Dès que nous avons trouvé l'annonce sur AirBnB, nous sommes tombés amoureux, notamment parce que cette voiture décorée avec amour par Fabrice & ; Adriana nous a rappelé notre polenta à la maison 🥰. Nous avons été chaleureusement accueillis par Adriana dans son beau jardin et elle nous a montré avec fierté la roulotte construite par son partenaire lui-même et dotée de nombreux et très beaux détails. Il y avait par exemple la cuisine qu'elle avait construite elle-même avec un plan de travail incurvé et des pieds en bois d'arbre ou la salle de bain encore ajoutée à l'extérieur avec des vues sur la verdure 🤩. De plus, un bol de fruits frais, un rhum aux herbes préparé par sa maman et du savon artisanal d'une amie nous attendaient. Beaucoup d'amour du détail et une atmosphère de bien-être ! Le soir de notre arrivée et le lendemain (après tout, nous devions nous reposer après nos efforts 😉), nous n'avons pas vraiment réussi à sortir de la grotte, sauf pour aller chercher une pizza 🤗😄.

La douce Roulotte à la Plaine des Palmistes - le plus bel hébergement à ce jour 😍

Les jours suivants ont été marqués par un temps plutôt changeant et pluvieux (heureusement que nous étions si bien installés à Roulotte) et c'était un petit défi de faire sécher d'une manière ou d'une autre tous les vêtements de randonnée mouillés. Nous nous y sommes adaptés, même si bien sûr le soleil nous manquait déjà au bout de quelques jours 😏😵.

En raison des pluies plus abondantes de ces derniers jours, nos plans dans l'est verdoyant et sauvage de l'île ont été plusieurs fois bousculés 😏😮. Ainsi, nous n'avons pas pu réaliser la randonnée prévue dans la belle vallée de Takamaka jusqu'à une section de 27 échelles 😁 vers l'Îlet Bananes via la forêt de Bébour, car le sentier était tout simplement complètement détrempé et nous avons dû battre en retraite dès les premières centaines de mètres.

Mais cela nous a permis de visiter à la place, par exemple, une ancienne villa créole - le Domaine des Tournelles - avec un peu d'histoire de l'île autour du plateau et des vacances dites "Changemant d'Air" ("Changement d'Air") 🤣. Très tôt, les habitants de l'île ont découvert les avantages d'un tel plateau, avec ses températures plus fraîches et son air pur, et ont fui la chaleur et l'humidité des régions côtières 😉. Juste à côté, il y avait aussi quelques petits ateliers intéressants et le musée du parc national avec de nombreuses informations sur la géologie, la formation de l'île, la flore et la faune - à voir absolument ! Nous avons également fait un détour par le Belvédère du Bois Court, qui surplombe le magnifique Grand Bassin dans la Plaine des Cafres toute proche (attention : à couper le souffle !), et nous y avons eu un aperçu de la période de Noël réunionnaise des familles avec (quoi d'autre 😉) des pique-niques géants et de la musique. Enfin, ici, tout le monde est maintenant en vacances d'été 😎 jusqu'à début février.

Le Domaine des Tourelles à la Plaine des Palmistes avec des informations très intéressantes sur l'île et son tourisme à ses débuts

C'est ainsi qu'on arrivait autrefois à Cilaos: en train jusqu'à Saint-Louis, arrivée entre 10 et 18 heures / puis 7 km en voiture à cheval pour 7,50 francs jusqu'à la place des Aloes / puis 29 km jusqu'à la station d'irrigation de Cilaos avec des chaises portées ( !), porté par 4 à 8 porteurs - selon le poids du voyageur 🤪 - un porteur coûtait 5 francs, un porteur pour les bagages (max. 25 kg) coûtait 3,50 francs

Ateliers de la Plaine des Palmistes

Au belvédère du Bois Court avec vue sur la vallée du Grand Bassin 🤩

Gouzous à la Plaine des Cafres 😛😇

Pour une matinée, nous avions réservé une sortie canyoning aux Rivières des Roches, près de la côte, au départ du Bassin la Paix - pour ceux qui ont fait attention en haut : nous y étions déjà allés quelques jours auparavant 😉 et l'avions trouvé très beau 😎😄. Après avoir donc quitté la Roulotte pour la journée et notre lieu de résidence à la Plaine des Palmistes, le temps s'est lui aussi amélioré à vue d'œil 😉 et nous avons repris espoir pour une journée amusante au bord et dans l'eau. Mais arrivés au Bassin la Paix, nous n'en avons pas cru nos yeux devant le niveau d'eau nettement plus élevé dans la rivière et les bassins que quelques jours auparavant 😲. Ici, il n'était guère possible de faire du canyoning en toute sécurité... de retour dans la voiture, j'ai alors enregistré sur mon téléphone portable ce qui m'a semblé être une centaine de tentatives de contact de la part du prestataire dès 7 heures du matin pour me dire que le tour ne pourrait pas avoir lieu en raison du cours d'eau en crue, mais que nous pourrions à la place faire du rafting sur une autre rivière (la Rivière des Marsouins) à proximité. Nous avons donc décidé d'y aller en voiture et nous nous sommes retrouvés rapidement avec de nombreux autres participants, casqués, en néoprène et en gilet de sauvetage 😉. Notre programme alternatif s'est donc révélé plutôt amusant, très sûr et bien organisé. Dans l'ensemble, nous étions un peu trop nombreux, mais nous nous sommes bien amusés - chacun dans un kayak de rafting à une place - sous le soleil et avec quelques rapides. J'ai même "dû" franchir le dernier rapide, très aventureux, à l'extérieur du bateau, en flottant dans l'eau, car j'y suis tombé dès le début du bateau qui s'est soudainement mis de travers 😏😆 (heureusement, il ne s'est rien passé).

Trop d'eau après la pluie ! Pas de canyoning possible ici 😯🤐- voici ENCORE le Bassin la Paix 😉

Soooo... et comme la journée n'était qu'à moitié terminée et qu'il faisait encore beau, nous avons encore profité de l'après-midi pour nous approcher cette fois de la vallée de Takamaka par l'autre côté (en venant de la côte) 😉 - deuxième tentative. Nous nous sommes dirigés vers un point de vue au bout d'une route (toujours) sinueuse et - tadaaaaaaaa - nous avons été plutôt subjugués par la vue sur la vallée sauvage et authentique avec ses nombreuses cascades 😮🤪🤩. Incroyable ! Pourquoi avons-nous omis cela la dernière fois ? Ce qui est encore plus incroyable, c'est qu'EDF (société française d'électricité) a construit dans cette vallée, entre 1964 et 1968, une centrale hydroélectrique avec deux barrages dans la montagne 😲 et qu'elle continue à tirer de l'électricité de la Rivière des Marsouins (où nous venons de faire du rafting). Pour donner quelques détails (sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_hydroélectrique_de_Takamaka_I / https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_hydroélectrique_de_Takamaka_II / traduit par www.DeepL.com/Translator):

Le barrage de Takamaka I ou barrage de Gingembre est l'ouvrage principal du premier aménagement hydroélectrique de Takamaka sur l'île de La Réunion [...]. Le barrage est situé en amont de cinq chutes d'eau, dont certaines dépassent 50 mètres de hauteur, notamment la chute de l'Arc-en-ciel en aval du barrage Takamaka II (barrage des Hirondelles). Elle est principalement alimentée par les eaux de la rivière Marsouin, mais aussi par les eaux du Bras Cabot, qui sont détournées vers le cours principal de la rivière Marsouin par un tunnel de 865 m de long et de 2,3 x 3,2 de section. Ce cours d'eau de 30 km prend sa source à 2500 m d'altitude près de Cilaos et traverse d'ouest en est la forêt de Bébour avant de rejoindre la vallée de Takamaka. Une prise d'eau en rive gauche permet de vider complètement la retenue.

L'eau prélevée par Takamaka 1 est acheminée par une galerie d'amenée de 1240 m de long (2 m de haut, en forme de fer à cheval), creusée de manière traditionnelle. Plusieurs autres petites galeries ont été dynamitées et mènent à l'usine souterraine de 316 m de profondeur ou conduisent l'eau d'un site à l'autre. Le puits de chute vertical amène l'eau de la galerie d'alimentation vers les turbines après une chute de 270 mètres. Il est entièrement bétonné et se divise en deux parties à sa base, chaque branche alimentant une turbine.

Le barrage de Takamaka II [...] a été construit en amont de l'Îlet Bananes. Le site a été choisi en raison de son encaissement favorable à l'implantation d'un barrage et de la forte alimentation en eau des cascades environnantes. L'eau du barrage est acheminée vers la centrale souterraine par une galerie creusée sous un plateau constitué de formations volcaniques récentes du Piton des Neiges qui ont comblé une ancienne vallée dans les formations anciennes de la phase 2 du Piton des Neiges. La galerie, longue de 4500 m et d'un diamètre de 2,7 m (diamètre d'excavation de 3,1), a été creusée au milieu des années 1980. La pente moyenne est de 0,7 %. La galerie a été creusée au tunnelier par l'entreprise Bouygues et entièrement blindée en raison de fortes infiltrations d'eau.

L'ouvrage principal de Takamaka II est couplé à deux prises d'eau supplémentaires construites à la même époque : le captage de Bras Cabot et le captage de Bras Patience. L'eau de ce dernier est acheminée vers la centrale par un tunnel creusé dans la montagne. Pour le Bras Cabot, l'eau de la prise d'eau principale, située sur le cours de la rivière du même nom, est acheminée par un tunnel de 800 m de long à travers la montagne, cette eau est ensuite restituée à la rivière des Marsouins. La construction de ce tunnel a nécessité la mise en place d'un téléphérique, aujourd'hui démonté, qui partait de l'actuelle plateforme Pk16 et se terminait sur la plateforme Bras Cabot, créée à cet effet. Des vestiges de cet ouvrage sont d'ailleurs visibles dans la végétation et sur la plateforme, où les câbles d'acier et les piliers en béton ont été en partie laissés en place.

Le débit maximal en amont de Takamaka I est de 7,5 m3/s, soit 480.000 m3/j. Le débit maximal en amont de Takamaka II est de 9 m3/s ou 777.600 m3/j.

Superbe vallée de Takamaka et centrale hydroélectrique d'EDF 😍😮⚡

Puhhh... tant d'impressions merveilleuses de l'est de l'île, vert et sauvage. Si ces 2 semaines n'avaient pas été globalement si humides et si on pouvait mieux planifier la météo ici, nous serions certainement restés beaucoup plus longtemps (et n'aurions pas prolongé la Roulotte d'une seule nuit 😉), d'autant plus que nous sommes loin d'avoir tout vu. Néanmoins, la nécessité de venir à bout d'une montagne de linge et d'en chasser la puanteur et l'humidité de la randonnée  ; nous a "obligés" à passer dans un coin plus ensoleillé de l'île. Nous avons donc cherché le prochain endroit sympa, si possible ni trop humide ni trop chaud 😉 - cette fois-ci chez Ringo et sa sœur Daisy à Etang-Salé les Hauts dans le sud-ouest. "Les Hauts", c'est-à-dire dans les hauteurs... et nous devions constater : ce que 300 mètres d'altitude représentent quand même en termes de température par rapport à la côte chaude ! 😊

C'est donc là que nous allons bientôt continuer...voici encore les images en lien avec ce billet de blog:
Plage et capitale
Piton des Neiges
Salazie et l'Est I
Salazie et l'Est II

Mafatigué…ou encore: "La Réunion se transforme".

tobias am 9. Dezember 2022 um 17:33

Voilà voilà!

Nous voilà arrivés sur "notre" île, après un vol assez éprouvant d'une durée fabuleuse de 30 minutes 😉. Eh bien, peut-être que le mot "stressant" est un peu plus approprié, car entre l'allumage et l'extinction incessants des signaux de bouclage de la ceinture, il ne reste effectivement qu'environ 3 minutes pour siroter le jus de fruit qui nous est servi pendant le vol 😅.

À peine arrivés, nous avons directement rencontré au bus (appelé "Car jaune") un autre couple, Sandra et Stephan, venus d'Allemagne 🤦‍♂️. Ils n'étaient pas encore allés à La Réunion et ont dû en conséquence écouter 1000 et un conseils de notre part 🤗🤐😆.

Et à peine nos chemins se sont-ils séparés à Saint-Louis (dans le sud-ouest de l'île) que nous avons rencontré les deux Allemands suivants... un couple de personnes âgées qui, comme nous, voulait se lancer dans l'aventure en prenant le bus pour se rendre à Cilaos - la fameuse route des 400 virages 😎. Une entreprise assez spectaculaire, car la route monte jusqu'à 1200m d'altitude et n'est pas vraiment praticable pour des bus de ligne normaux à de nombreux endroits ; on passe plusieurs fois par des tunnels de 3m de haut au maximum et d'environ 2m à l'entrée et à la sortie.50m de large 🤪 De chaque côté, un pouce peut encore passer entre le bus et le tunnel...😮. Aux sorties du tunnel, un virage si serré se raccorde également à plusieurs reprises que le bus doit manœuvrer plusieurs fois pour le franchir....😄. Un grand moment de plaisir ! 😊

Pour illustrer, voici un petit extrait du tracé:
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Arrivés à Cilaos (en passant une fois par le petit village de Peterboth où nous avions pris notre premier petit gîte tout mignon ensemble il y a 3½ ans), l'hôte le plus sympathique de notre voyage, Roland 😍 nous attendait. Nous avons eu le plaisir de séjourner pendant près d'une semaine dans son appartement d'hôtes raffiné et aménagé avec goût ; nous n'avons appris que vers la fin de notre séjour que sa véritable maison d'habitation était ce qu'on appelle une "Auberge espagnole" et que nous aurions très bien pu y "habiter" pour rien pendant toute la semaine 🙈. Avec, bien sûr, les concessions que ce concept implique en termes de confort, d'intimité, de calme et d'indépendance - en fin de compte, chacun peut entrer et sortir comme il le souhaite et "seul" un coin avec des matelas hétéroclites est à disposition pour dormir - mes meilleures salutations à Marcel ! 🤭🧐🤐👨‍👩‍👧‍👦

En conséquence, nous étions tout de même très satisfaits de l'hébergement que nous avions payé et nous avons donc invité Roland à dîner tranquillement l'avant-dernière nuit 🙃. Nous avons ainsi appris beaucoup de choses sur l'île ainsi que de nombreuses choses privées qui pourraient facilement faire l'objet d'un article séparé. Par exemple, que Roland ne parle toujours pas un mot d'allemand, bien que son fils vive à Berlin depuis de nombreuses années. Ou qu'il profite déjà un peu du fait que sa fille, en tant que collaboratrice d'un Decathlon (un magasin de sport), peut lui procurer l'un ou l'autre produit à prix réduit ; à ce sujet, je devrais encore mentionner que Roland, âgé d'une soixantaine d'années, est un grand fan et un participant couronné de succès du "Grand Raid", la soi-disant "Diagonale des Fous". Chaque année, quelques milliers de fous s'essaient à cet ultra-marathon qui ne fait que 165km 😂 et qui ne compte que 10.000 mètres de dénivelé (à la montée comme à la descente) 😲😆. Cette année, Roland n'a mis que 48h pour y parvenir, et il a même dormi 2 fois 25 minutes pendant ce temps 😶.

Dans l'ensemble, Roland nous a accueillis de manière très chaleureuse, ouverte, intéressée et avait même en réserve quelques conseils sur les environs, les restos et les itinéraires de randonnée 😉. Nous avons donc passé la première semaine de Cilaos à faire quelques-uns des plus beaux circuits de randonnée (que nous connaissions déjà et avions pu apprécier lors de notre séjour d'il y a 3½ ans - vers Palmiste Rouge, vers la Chapelle et le magnifique circuit Bras Rouge) autour de la petite ville et avons testé l'un ou l'autre restaurant ancien ou nouveau - le tout par un temps magnifique et avec probablement (pour nous) le plus beau panorama 🥰.

L'hébergement chez Roland

Randonnée à Palmiste Rouge par Bras Sec

Randonnée à La Chapelle - une crevasse particulièrement exposée au soleil 😉😍

Randonnée Bras Rouge - sans doute le plus beau circuit de randonnée autour de Cilaos, avec rafraîchissement inclus 😎

"Accompagnés" la plupart du temps par un petit compagnon de route que l'on peut croiser sur toute l'île - Gouzou 🥰. Un petit bonhomme jaune sans visage, créé par l'artiste de rue ou graffeur français Jace et régulièrement utilisé dans les situations les plus diverses de la vie quotidienne ou dans des moments inhabituels ou critiques de la société, sur des murs, des maisons, des boîtes électriques, des bassins d'eau et même parois rocheuses immortalisées sur les chemins de randonnée 😍🙃. Les gouzous existent désormais presque dans le monde entier et à la Réunion, le gouzou incarne désormais tout type d'activité et est utilisé dans toutes les situations.

Gouzou - dois-je vraiment aller au Piton de Neiges?

Gouzou - au Grand Raid (Diagonale des Fous)

J'aurai l'occasion de dire quelques mots sur l'île et en particulier sur sa "touristification" progressive... malheureusement, deux jours plus tard, nous devions déjà plier nos tentes chez Roland pour descendre de Cilaos dans la vallée de Mafate. Ou plutôt : d'abord 500 bons mètres de descente, puis 1300 mètres de montée au "Col de Taïbit", puis 400 mètres de descente et hop, on est "déjà" à Marla, le village le plus au sud du Mafate. Roland nous a gentiment proposé un raccourci - il nous a amenés le dimanche matin de Cilaos au point d'entrée "Sentier de Marla", de sorte qu'il ne nous restait plus qu'à monter 800m au "Col de Taïbit", puis à faire les 400m de descente vers Marla.

A propos du Mafate, il faut savoir en principe qu'il s'agit d'une caldeira, c'est-à-dire d'une surface en forme de cuvette d'origine volcanique, dans le cas du volcan "Piton des Neiges". La cuvette s'étend du nord au sud sur environ 10 km et d'est en ouest sur un peu plus de 5 km. Elle est inscrite au patrimoine naturel mondial de l'UNESCO depuis 2010. Le point culminant est le "Piton des Neiges" avec un peu plus de 3000 mètres d'altitude, le point le plus bas se situe à environ 200 mètres. Dans le Mafate, il y a une bonne douzaine de petites chaînes de montagnes avec des plateaux plus ou moins grands et une série de rivières ou de lits de rivières en partie asséchés. Cerise sur le gâteau : il n'y a pas de routes asphaltées ou, de manière générale, pas de routes praticables en voiture. Le Mafate est donc exclusivement accessible à pied 💪🥾🥵 ou par hélicoptère 🚁🥱. En conséquence, les bâtiments que l'on y trouve ou les deux poignées de villages qui s'y trouvent sont simples ou originaux 😍🥰😎.

6 jours, du dimanche au vendredi, nous avons parcouru le Mafate de long en large, en ne laissant que quelques villages de côté 😉. Une véritable expérience de la nature qui demande pas mal d'efforts. Voici un aperçu de notre itinéraire de randonnée:

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Comme vous pouvez le constater, près de 60km de long, environ 4000 mètres de dénivelé positif en montée et en descente. Pour une randonnée de plusieurs jours sur 6 jours, c'est donc plutôt tranquille dans l'ensemble, même si certains passages étaient tout de même relativement éprouvants 😉.

Et avant de m'en mordre les doigts, voici un petit extrait des photos - comme toujours, toutes les photos sont disponibles dans la galerie dont le lien se trouve à la fin du message 🙂:

Un petit coup d'œil "en face" dans le cirque de Salazie 😉 (prochain épisode)

Comme vous pouvez le voir, un environnement vraiment super beau 🥰😍😎 avec de nombreuses vues, qui est en fait restée relativement originale. Les expériences interpersonnelles à Mafate sont assez rapidement résumées :
Sur ou dans les refuges de randonnée ainsi qu'au petit-déjeuner/dîner, on rencontre plus ou moins des personnes partageant les mêmes idées, étonnamment souvent plus âgées, qui, comme nous, veulent passer un moment loin de la civilisation. Les conversations se limitent généralement à l'échange d'informations habituelles autour des itinéraires de randonnée empruntés ou à emprunter, des conseils sur les points de vue particulièrement beaux, etc... les premiers jours, c'est tout à fait intéressant et utile, mais à un moment donné, beaucoup de choses se répètent 😉. Souvent, la critique de la monotonie des repas se répète également - il y a quasiment toujours du riz avec du poisson ou de la viande (cari au poulet ou au porc, "rougail saucisse" - 'saucisses épicées'), une petite entrée (chou, gratin, salade) et un dessert sous forme de part de gâteau. Le tout est généralement accompagné d'un rhum sous différentes formes (punch, arrangé). Fruits frais : absence totale ! 😢
Même si, après quelques jours de riz, on aimerait bien avoir quelque chose de différent, certains randonneurs oublient probablement, d'une part, qu'ils ne sont pas à l'hôtel et, d'autre part, que la nourriture est ce qu'elle est pour de bonnes raisons, notamment le manque général d'un grand choix de nourriture faute d'approvisionnement. Il est probable que l'un ou l'autre s'attende à un peu plus de choix, car le prix à payer pour un tel dîner n'est pas bon marché (généralement autour de 22 € par personne). Après tout, pour 10 euros par jour, on est bien mieux servi à l'hôtel 🤨😶. Et en plus, ces lits qui grincent dans les chambres de 6 ou 8 lits...😏 Et même pas de douche privée ! 🤔 Parfois seulement de l'eau tiède ou même seulement froide ! 😮🥶 Les habitants des Mafates ("Les Mafatais") se remplissent donc les poches avec l'argent durement gagné par les touristes ! Insolent ! 😠🤬

En fait, il n'est pas ressorti de nos rencontres et discussions une image claire de ce que les Mafatais préféreraient. Moins ou pas de touristes et les difficultés qui en découlent pour subvenir à leurs besoins. Ou même plus de tourisme, afin d'en profiter davantage sur le plan financier. Les uns disent ceci, les autres cela. Mais pour moi, ou pour nous, il est clair que l'augmentation du tourisme - et pas seulement à Mafate - a déjà sensiblement modifié l'île dans un sens négatif au cours des 3½ années écoulées depuis notre première visite. On construit à tous les coins de rue, la circulation (automobile) a encore nettement augmenté, les coins touristiques se sont encore nettement améliorés, la ville de Cilaos, agréable dans notre souvenir, a littéralement explosé, et ainsi de suite. Au Mafate, nous avons rencontré un collaborateur de A.A.F. (Agence Altitude Formation) qui y menait une enquête en vue du développement du Mafate - nous avons eu l'impression que cette enquête visait à protéger le Mafate, même s'il est déjà inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Quand nous sommes revenus à Cilaos après 6 jours de Mafate, les "voisins" bien connus nous saluaient déjà dans la rue 😂 et nous invitait Roland - nous avions laissé nos gros sacs à dos de voyage chez lui pour notre séjour au Mafate - à boire encore une petite bière et nous demandait, tout curieux, nos impressions. Personnellement, j'ai ressenti un mélange paradoxal d'enthousiasme (la nature à l'état pur !) et de déception (le manque évident d'authenticité). Roland était d'accord et a mentionné dans la foulée qu'il y avait apparemment des projets pour rendre le Mafate ou une partie de celui-ci accessible par une route 😵 Un projet fou, mais qui la route la plus chère du monde (env. 200 millions d'€ par kilomètre) a construit, il n'hésitera sans doute pas à tailler une mignonne petite route de campagne toute mignonne dans le Mafate...🙄😔🤯😪
Ce cher Roland nous a ensuite donné d'une part un...deux conseils musicaux pour des groupes ou artistes créoles ou réunionnais (nous avons très envie d'aller écouter un concert et souvent on n'en entend parler que par "bouche-à-oreille"). Et d'autre part, il nous a emmenés en voiture avec notre sac et nos affaires (le coin autour 😉😏) jusqu'au prochain logement. Il s'est avéré de manière amusante que Roland et notre nouvelle maman d'auberge Sandra se connaissaient bien (tous les deux de Cilaos, anniversaires communs, tous les deux un peu actifs politiquement à un moment donné, etc...). Il s'est également avéré que Roland aimait sortir et entrer dans le restaurant "Le Spot" (où nous avions à nouveau réservé une table pour le soir) et qu'il connaissait les propriétaires. C'est ainsi que le jour du retour de Cilaos, nous avons échangé de nombreuses salutations 😋☺.

Après une nuit chez la très spéciale Sandra, nous avons repris le passionnant voyage en bus 😊 pour quitter à nouveau Cilaos et passer quelques jours de repos au bord de la mer à Salines-les-Bains et Saint-Leu sur la côte ouest. Ici, nous nous sommes effectivement détendus et avons profité de la plage par un "beau" temps (36 degrés 🥵 - on ne peut pas tenir longtemps), nous avons lu, admiré les poissons (viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii), bien mieux qu'à l'île Maurice 😏😮) et nous avons flâné sur un marché de produits artisanaux. Le dimanche soir, je n'ai pas pu empêcher Bine de suivre l'actualité trépidante des concerts sur la plage de Saint-Leu - d'autant plus qu'était annoncé l'un des artistes créoles dont Roland nous avait parlé - Zanmari Baré. C'est tout à fait différent et une musique tout à fait particulière, aux accents africains et marquée par de nombreux instruments typiques des îles (même si le réglage constant de la technique de son a un peu cassé tout le concert). Notre retour en stop s'est très bien passé 😉 - il se trouve que la bonne personne habitait dans la même rue que nous.

Sur le front de mer de Saint-Leu

La plage de Salines-les-Bains 😎🐠🐟🐡

Nous allons maintenant faire un petit détour par la capitale (avec visite chez les deux frères Arthur et Gaspard de la très bonne amie de Bine, Lucile, qui vient de France), pour ensuite partir vers la troisième cuvette - Salazie. Là, encore plus de vert nous attend 💚 et l'ascension du "Piton des Neiges" 🤩

Et voici rapidement les liens vers les photos:
Cilaos
Mafate
Plage et capitale

Lé lé lé lé lé la Réunion léla

Sabine Koschorreck am 23. November 2022 um 19:46

Qu'est-ce que ce titre, alors que nous voulons encore vous parler de quelques jours à l'île Maurice (ouf, nous avons vécu beaucoup de choses !)? Nous y reviendrons tout à l'heure... juste pour dire que nous avons déjà parlé brièvement de la musique dite joyeuse du seggae 😉🎶🎷. Mais où en étions-nous ? C'est vrai ! À mon orteil cassé 😮.
Après la dernière soirée super sympa sur la plage et le coucher de soleil à Flic en Flac, j'ai foncé à toute vitesse en tongs dans la pénombre du soleil couchant devant une des racines saillantes des arbres de Filaos - aïe 🥴. Il arrive toujours que l'on se cogne l'orteil, mais PAS DE CETTE FAÇON. Pendant la nuit et les jours suivants, de merveilleuses douleurs et une magnifique coloration bleue se sont développées à la base de l'orteil, qui ne s'amélioraient que lentement, nécessitaient beaucoup de patience et s'aggravaient de temps en temps. Au moins, cela n'a pas complètement interrompu nos activités prévues ou spontanées des jours suivants, car celles-ci tournaient surtout autour de la côte, des plages, de l'eau, des petites îles et d'autres choses agréables dans le nord-ouest de l'île, autour de Grand Baie 😎😊😉 et dans la plupart des cas, elles se sont très bien déroulées en tongs ou en sandales (qui étaient pour moi les plus confortables). Merci à Anne pour l'astuce du pansement pour tuiles 😉, je suis devenue une pro de la pose de pansements.

Il y a une semaine, le dimanche, nous avons tranquillement déménagé de l'ouest vers le nord-ouest, à Péreybère, au nord de Grand Baie, et nous avons cette fois-ci emménagé dans un appartement privé très bien équipé dans un complexe résidentiel - cuisine excellente et service de sécurité non-stop à l'entrée de la cour inclus. Le seul inconvénient supposé était la situation en troisième... quatrième... cinquième ligne de la plage (la plage était tout de même accessible en 15 minutes à pied), ce qui se voyait surtout aux rues et aux maisons inachevées (inexistantes ?). En revanche, nous avons plutôt "revécu" de manière authentique parmi les vacanciers mauriciens - apparemment, c'était aussi les vacances scolaires à ce moment-là et nous avons vu beaucoup de familles mauriciennes.

Vue de l'appartement sur les environs
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Lors de notre premier après-midi tranquille à Péreybère, nous sommes allés à la plage - souvent le dimanche - qui est archi bondée (pique-nique ! !!). 😁 Musique ! !! 😎 Danser autour !!!) et enfin goûter quelques-uns des snacks locaux vendus sur la plage dans des petits chariots et stands. Il y avait ainsi du roti poulet (pain plat indien avec du poulet frit) et des "boulettes" super délicieuses - il ne s'agit toutefois pas des boulettes de viande allemandes classiques, mais de petites boules en forme de boulettes, qui ont différentes farces (par exemple avec du chouchou - un légume ressemblant au chou-rave - ou avec du fromage, de l'agneau, des épinards, du poisson, ...) ou sont faites de différents ingrédients de pâte (viande hachée, avec des œufs, ...) et sont servies avec un bouillon corsé. Yamm yamm 😋. On peut par exemple trouver une recette ici (je n'ai malheureusement pas pu en trouver une en français rapidement). Malheureusement, nous avons constaté plus tard que les boulettes ne sont pas si souvent proposées à la vente dans la rue, car elles doivent toujours être faites fraîches du jour, ce qui rend apparemment la vente un peu laborieuse (si seulement nous en avions directement mangé plus 😮). Bon... après un petit tour autour de la plage de Péreybère, nous sommes encore tombés sur un vendeur de fruits venteux qui nous a vendu - quand même un gros - sac plein de fruits très très chers 😏😂. Mais au moins, les bananes, mangues, melons, papayes, ananas, grenades et surtout litchis frais (la saison commence tout juste pour cela) ont été très très savoureux au cours des jours suivants 😉. Surtout après l'avoir également sauvée de cafards assez audacieux qui, en présence de nourriture, se sont très vite glissés dans la voiture et même dans l'appartement 😶.

Petit déjeuner avec des fruits trop chers 😋
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La capture des cafards facile 😁
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Le premier soir à Péreybere, nous n'avions pas envie de cuisiner et nous nous sommes dirigés sans hésiter vers un petit resto de bouffe de mer locale, guidés comme souvent par les bons avis Googlemaps 😋. Et nous ne devions pas être déçus cette fois non seulement pour la nourriture (il y avait pour moi un homard local bien préparé et joliment présenté !), mais aussi et surtout pour l'adorable propriétaire Deva. Il travaille 5 jours par semaine à Port-Louis en tant que fonctionnaire au ministère de la pêche (2 heures de trajet simple aux heures de pointe 🤢) et s'occupe le soir de ses clients aussi bien dans l'accueil que comme cuisinier ( !) au restaurant Le Kanaco, qui appartenait à ses parents il y a encore quelques années. Ceux-ci ayant quitté la vie en raison de l'âge et de la maladie, et son père lui ayant toujours demandé, avant son décès, ce qu'il adviendrait du restaurant familial, il a décidé de continuer à le gérer avec un bon nom, un bon réseau et une bonne notoriété. Et il utilise même ses vacances d'été pour proposer un menu de midi qui n'est pas habituel 😍. Deva est affectueux, personnel et super chaleureux avec ses hôtes. Il préfère un restaurant pas trop rempli, car il a alors suffisamment de temps pour accorder l'attention nécessaire à toutes les personnes présentes 😊. Avec ses origines indiennes, il nous a beaucoup parlé des sous-populations et des sous-religions indiennes (à côté du restaurant se trouve directement un temple tamoul) et nous avons - comme toujours - posé nos 1000000 questions 😂. Nous avons passé une super soirée avec un bon repas et un bon rhum Kanaco - le rhum de la maison, aromatisé à la vanille - et nous avons (annoncé la couleur) fait une partie de l'addition, si bien que nous avons "malheureusement" dû revenir le lendemain pour payer aussi le reste et, bien sûr, savourer encore une fois le rhum vanille et bavarder. Quelle malchance 😁😉.

Délicieux homard ! 🤤
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Le lendemain - notre seul jour de pluie jusqu'à présent😋😏 ! - a été marquée par un départ tranquille avec un petit déjeuner sur notre balcon et une petite virée en voiture autour de Grand Baie, le long de la côte en direction de Port Louis, la capitale de l'île Maurice, dont nous voulions nous faire une idée en 1..2 heures et visiter le marché couvert. Si nous avions mieux écouté le guide de voyage et ses recommandations, nous aurions appris que Port-Louis ne vaut pas vraiment la peine d'être visitée (ville très encombrée et à l'architecture peu attrayante) et qu'elle est loin d'être agréable, car il y a toujours une circulation dense et agitée et un brouhaha incroyable dans les rues. Non seulement il a bien plu, mais nous n'avons même pas trouvé de place de parking 🙄😮, si bien que nous avons rapidement décidé de rentrer. Dans le centre commercial "local", nous avons alors découvert une belle "publicité" sur les téléviseurs proposés pour des curiosités locales que nous connaissions bien 😉 et nous avons fait le plein pour un très bon dîner cuisiné par nos soins. Le bifteck australien acheté au supermarché a pu être vu et surtout goûté après une préparation parfaite par le chef de cuisine Tobi himself 😏🤤🥩🥗.

Plage pluvieuse 🌧🏖😮🤨
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Un bon steak de flanc ! 🤤🥩😋

Comme je ne reste généralement pas longtemps tranquille malgré mon handicap (mon orteil ne s'est amélioré que lentement, mes baskets pourtant confortables me faisaient encore énormément souffrir), nous sommes allés le lendemain au jardin botanique de Pamplemousses tout proche 😊, qui bénéficie des meilleures évaluations et promettait beaucoup. Après avoir payé l'entrée (4 €), nous avons d'abord repoussé les guides qui semblaient être partout et qui proposaient directement une visite guidée contre une autre rémunération (même si elle n'était que de 2..3 €), car nous voulions ce jour-là nous promener à notre propre rythme et découvrir la botanique en lisant l'un ou l'autre panneau explicatif. Il s'est toutefois avéré que ces panneaux étaient rares (nous avons lu plus tard qu'un guide était recommandé) et que nous devions nous renseigner nous-mêmes sur les noms des plantes. Mais Bine ne serait pas Bine si elle ne le faisait pas aussi 😉 - après tout, il s'agit de plantes (et d'animaux), un de mes plus grands hobbies. Nous avons ainsi vu quelques espèces endémiques - par exemple le chanvre de bananier (dont les fibres servent par exemple à fabriquer des cordages de bateau), quelques espèces de palmiers (palmier à fruit doré, palmier royal, ...), des ficus, des exemplaires monstrueux de figuiers étrangleurs (banyan tree - qui s'attaque à un arbre hôte et l'entoure de ses branches ou de ses racines aériennes), des pandanas vacoa (une variété d'ananas... ? les fruits sont comestibles, les feuilles séchées sont utilisées pour la vannerie, les nattes, les chapeaux, les colliers et les sacs), les flamboyants jaunes, le fameux nénuphar géant Water Lily (une feuille peut porter un petit enfant !), la plante et la fleur de lotus, de grands spécimens de balboa et quelques bambous géants. En outre, le jardin abrite un énorme essaim de roussettes présentes sur l'île Maurice, qui se nourrissent exclusivement de fruits (fruit bats 😊). Dans l'ensemble, même si le jardin semblait abandonné à lui-même à certains endroits et pas entièrement entretenu, c'est tout de même impressionnant. Et le petit morceau de bois de l'arbre Tiger Balm, que l'un des guides m'a mis dans la main à l'entrée comme "appât" et qui sent vraiment le fameux baume, je l'ai toujours dans ma poche 😉.

Fleur de lotus 🌼
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Jackfruit 😀
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Un grand arbre balboa 😲
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Jungle humide 💚
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Water Lily Nénuphar géant ☺
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Puuh après tant d'input le matin, nous avons terminé l'après-midi tranquillement à Mont Choisy Beach - la sonorisation toujours amusante du glacier et la compagnie des chiens de rue, dont certains sont tout de même très mignons, incluses 🥰.

Encore une plage plutôt respectable 🏖🌅🥽
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Bine avec un adorable chien de rue 🏖🌅🥽

Le jeudi suivant (notre dernier jour dans le nord-ouest de l'île), sur les conseils d'un des prestataires du coin, nous avons tenté notre chance à 8h30 du matin pour embarquer spontanément sur une croisière en catamaran vers les îles septentrionales de Flat Island et de l'Îlot Gabriel, alors que nous n'avions rien pu réserver la veille. Et effectivement ! Deux places ont été "trouvées" spontanément pour nous et nous avons rejoint la file des personnes qui attendaient sur la plage de Grand Baie pour être répartis sur les catamarans qui accostaient. Pour raccourcir le temps d'attente, nous avons discuté avec Valérique et Ceril - un couple de Français du continent - qui sont actuellement sur le point d'acheter un hôtel à Grand Baie et de quitter la France pour s'installer à l'île Maurice l'été prochain, avec leurs 3 enfants âgés de 13 à 18 ans. Passionnant 😉 ! Apparemment aussi 2 personnes qui ne s'arrêtent pas et qui veulent se réinventer même après des décennies en tant que femme d'affaires et propriétaire de restaurant. Ensemble, nous avons été parmi les derniers à attendre notre catamaran avec un homme plus âgé, jusqu'à ce que les responsables nous annoncent soudain que ce même ! avait un problème de moteur et ne voulait plus démarrer... même après de longs allers-retours, des questions et des discussions, il n'a pas été possible d'obtenir un remplacement ni un tour alternatif, de sorte que nous avons été remboursés et avons dû réfléchir à un plan B pour la journée. Cela n'a pas été trop difficile pour nous 😉, après tout, nous ne pouvions de toute façon pas être sûrs à 100000% de pouvoir encore monter sur un bateau le matin. Et nous avions de toute façon réservé pour le lendemain une excursion similaire dans le sud-est de l'île Maurice vers l'île aux Cerfs - mais nous y reviendrons plus tard.
Ce jeudi-là, nous étions donc un peu perdus dans le bureau du tour-opérateur avec Valérique et Ceril ainsi que le monsieur âgé - il s'est avéré qu'il s'appelait Jacques... Tobi et moi avons décidé assez rapidement de filer en voiture vers le nord, le long de la côte, et de nous diriger par exemple vers le Cap Malheureux, si souvent recommandé... le reste suivrait déjà. Presque en marchant, nous avons appris que notre compagnon de route Jacques - un homme âgé d'environ 70 ans - était arrivé en bus ou n'arrivait pas à avancer et nous lui avons proposé de l'emmener un peu plus loin. Il se trouve qu'il voulait aussi aller vers le nord 😊. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Et c'est ainsi que nous avons eu la chance suivante d'avoir une conversation intéressante - curieux comme nous le sommes toujours - avec Jacques, le Français qui vit depuis quelque temps à La Réunion à Saint-Pierre et qui a été stationné quelques mois en Allemagne avec l'armée, ce qui lui a permis de ressortir encore quelques phrases allemandes. Nous avons pris congé de lui au Cap Malheureux, avec sa magnifique petite église, et nous sommes ensuite installés confortablement sur la plage avec une très délicieuse noix de coco (yummy... d'abord siroter le jus, puis laisser la noix s'ouvrir, et finir la crème à la cuillère). Juste au coin de la rue se trouve l'une des plus belles plages du nord, car la plus calme, et nous avons effectivement pu observer quelques poissons avec notre masque et tuba nouvellement acheté 🥰🐠🐟🐡.

Délicieuse noix de coco ! 🥥😋
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Plage du Cap Malheureux 😍
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"Notre-Dame Auxiliatrice de Cap Malheureux" ⛪❤
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C'était THE NORTH ! C'est ce que l'on pouvait lire à plusieurs reprises sur l'"autoroute" mauricienne en direction du nord. On ne peut pas vraiment aller jusqu'au bout des 110 km/h autorisés, car au plus tard après 2 km, il y a le prochain rond-point à 2 ou 3 voies, de sorte qu'il n'est guère possible de rouler vraiment vite sur l'île Maurice 😝. S'en est suivi, avec un épisode court mais intense, l'est et le sud-est!
Le lendemain matin, nous nous sommes levés tôt - presque comme d'habitude - car nous avions déjà rendez-vous à 9h15 pour la croisière pré-réservée en catamaran vers l'île aux Cerfs, qui durera presque toute la journée, en partant du port de Trou d'Eau Douce à l'est. Sur le chemin qui y mène, à travers le pays oriental et le long de la côte orientale, le calme et l'exclusivité sont devenus palpables, car on y trouve, outre une végétation peut-être un peu moins touchée, quelques complexes hôteliers de luxe 🤨 pour les touristes exclusifs en quête de calme et jouant au golf. Pour nous, de telles installations quasiment inabordables (500€/nuit et plus) sont plutôt dissuasives pour "habiter" - mais pas pour se garer 😎 et nous avons donc pu laisser notre petite voiture et nos gros bagages bien à l'abri à proximité d'une telle installation et avons parcouru en taxi le dernier petit bout de chemin jusqu'au Embarking Point pour le tour en bateau. Là, 200 personnes attendaient le départ de l'un des bateaux pour les excursions vers les îles situées au sud-est. Et ce matin-là, nous avons eu la chance que le moteur du catamaran qui nous avait été attribué veuille bien démarrer 😉. Avant de partir effectivement, on a joué un peu à la "roulette des nationalités" - un grand groupe apparemment mauricien et fêtard voulait absolument monter sur son propre catamaran (de fête), si bien que tous les autres touristes ont été triés avec nous. Mais comme il s'avérera plus tard, cela n'a pas gâché le tout 😉. C'est parti pour le voyage ! Sur la mer d'un bleu de rêve, le long de la côte, vers un spot de snorkeling (plutôt moins excitant) et - le café du commerce nous salue - vers le point de départ des activités supplémentaires proposées sur l'eau (parapente, bateau-banane) pour un prix élevé. C'est là qu'ont été servies les premières boissons alcoolisées et qu'un peu de dynamisme a commencé à s'installer dans la ronde internationale, car en plus de nous et de deux autres Allemands (Britta et Frank), il y avait à bord quelques Italiens, des Anglais, deux Coréens et surtout une famille RÉUNIONAISE 😍 et l'équipage a joué quelques chansons très joyeuses de la musique séggae déjà mentionnée. Et le seggae n'existe justement pas qu'à l'île Maurice, mais aussi à la Réunion (là sous le nom de séga), ce que nous avons pu rapidement constater avec la chanson jouée "La Réunion léla" 😍🥰❤. Une chanson magnifique qui chante dans la plus belle langue créole tous les atouts, les particularités et les caractéristiques de l'île de la Réunion et de ses habitants et qui pourrait, j'en suis sûr, devenir l'emblème de nos vacances 🤗🎶🎷. Taper dans les mains, chanter, danser, la nourriture créole, les montagnes avec l'air frais et les cuvettes, les villes de la côte, le volcan et quelques autres thèmes y trouvent un écho. Pour ceux qui voudraient s'y essayer, voici le texte 😝😉 :

Lé lé lé lé
La réunion léla
La réunion lé toujours la meme
Lé lé lé lé
La réunion léla
Oté réunionnais a nous mette dofé
Sa té mon reve un jour mi chante
Mi chante pou zot un p'tit séga
La toujours été mon destin
Exprime a moin dans zot langue
Moi té rapel toute première fois
Première fois moi té rentre la reunion
Mais couma moi la fine depose mon sac
Mi demande ousanousava
Sa té mon reve un jour mi chante
Mi chante pou zot un p'tit séga
La toujours été mon destin
Exprime a moin dans zot langue
Moi té rapel toute première fois
Première fois moi té rentre la réunion
Mais couma moi la fine depose mon sac
Mi demande ousanousava
Dallon dire moi allons
Na na volcan ici
Si ou vé l'air frais
Ousava montagne
Na na Bassin Bleu
Allons, la bas Sainte Anne
Na na la plage où soleil
Voir, la bas Saint Gilles
Dallon dire moi allons
Allons Mafat la bas
Aux Salazi, Cilaos ou repose a ou
Mi dis dallon, moi mi veux
Ecoute séga maloya
Ca mi conner lé zot traditions
Aller donne a li mo frère
Lé lé lé lé
La reunion léla
La reunion lé toujours la meme
Lé lé lé lé
La reunion léla
Oté réunionnais a nous mette dofé
Lé lé lé lé
La réunion léla
La réunion lé toujours la meme
Lé lé lé lé
La réunion léla
Oté réunionnais a nous mette dofé
Tous bannes dallons réunionnais
Taper, taper, taper la main avec moin
Sa ene ti sega piké
Aller danse dans zot cadence
Chante, chante, allons chante (lé lé lé)
Danse danse (bam bam bou dou bam)
Taper la main, tape, tape tapa taper
L'ambiance la lever
Tous bannes dallons reunionnais
Taper, taper, taper la main avec moin
Sa ene ti sega piké
Aller danser dans zot cadence
Mais chante, chante, allons chante (lé lé lé)
Danse danse (bam bam bou dou bam)
Taper la main, taper, taper, taper, taper
L'ambiance la lever
Dallon dire moi allons
Allons mange cari bichiques
Rougail saucisses, cari volails
Ti jacque boucané
Nana zangui la riviere
Sa le bon pou fait cari
Cari tangor, ti museau
Rougails chevrettes combava
Dallon dire moi allons
Allons mange cari bichiques
Rougail saucisses, cari volails
Ti jacque boucané
Nana zangui la riviere
Sa le bon pou fait cari
Cari tangor, ti museau
Rougails chevrettes combava
Lé lé lé lé
La reunion léla
La reunion lé toujours la meme
Lé lé lé lé
La reunion léla
Oté reunionais a nous mette dofé
Lé lé lé lé
La réunion léla
La réunion lé toujours la meme
Lé lé lé lé
La réunion léla
Oté réunionnais nous a mette dofé

Une balade en catamaran sous les meilleurs auspices 😊

Relax 😎⛵

Bonne humeur 🥳🎶💃
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Après une journée très amusante et, pour moi, bien arrosée (😆) sur le catamaran avec un bon repas (barbecue-buffet en mer) et de la musique multiculturelle (les Italiens avaient aussi leur part 😋), il nous restait encore un peu de chemin à parcourir - jusqu'à notre prochain hébergement particulier, la Petite Ferme d'Anaïs et Oliver. Ici, quelque chose de vraiment spécial nous attendait, à savoir non seulement un superbe jardin en permaculture et quelques animaux 🥰, mais aussi ce que l'on appelle le CAMPTAINER - un vieux container transformé en dortoir et aménagé avec beaucoup d'amour avec diverses possibilités de couchage et de rangement, des fenêtres en bois, une cuisine extérieure et une terrasse. De toute façon, Ana et Oli ont aménagé la ferme avec quelques belles surprises - une douche extérieure séparée, des toilettes sèches rustiques avec de la sciure de bois à côté du poulailler, un petit hamac douillet et un terrain de pétanque (ou de boules 😉). Vu le peu de temps dont nous disposions (nous n'avions réservé qu'une nuit en tant qu'escale), nous n'avons pas pu tout essayer, mais nous avons tout de même profité d'un feu de camp super agréable et d'un dîner cuisiné par nos soins avec de la purée de manioc et du canard aux olives de la ferme (canard aux olives). De plus, nous avons passé la nuit la plus calme et la plus sombre jusqu'à présent et avons pris un petit-déjeuner copieux avec des œufs de la ferme et des produits régionaux. Ana et Oli ont acheté la ferme avec leurs parents et leur frère il y a environ 6 ans, après que le frère ait suivi un séminaire de permaculture de 3 semaines en Australie et ait apparemment contaminé toute la famille avec cette idée 😅. Après la première période (de promotion), pendant laquelle il fallait encore poursuivre un peu l'exploitation initiale de la canne à sucre, ils ont transformé la ferme ou le terrain en une oasis verte et apparemment aussi très fertile, avec une belle maison principale, une autre maison en bois à louer et justement le camptainer, et proposent, en plus des possibilités d'hébergement, des visites guidées sur la permaculture et des tables d'hôtes (dîner). C'est à peine croyable ! Nous nous sommes tout le temps demandé comment ils pouvaient vivre de tout cela, mais apparemment, le "projet" fonctionne plutôt bien 😉. Eh bien, après avoir fait nos adieux (surtout moi) à Ana, Oli et à tous les animaux (la vache Groofy, les canards avec leurs poussins, les chiens, les poules, les nombreux oiseaux du jardin), nous avons poursuivi notre route vers les environs de la célèbre Blue Bay...

Toilettes sèches 🚽😊
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Bine vs Groofy 🐝🐄
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Douche extérieure 🚿💧🤗
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Dans le camptainer 😁😃
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... car là nous attendait une excursion également pré-réservée avec la Mauritius Wildlife Foundation vers une autre île, l'île aux Aigrettes (= les hérons qui y vivaient autrefois). Vous pouvez deviner lequel de nous deux a choisi cela 😉, car il s'agissait là encore de la faune et de la flore de l'île Maurice. Nous avons beaucoup appris sur la tentative de réintroduire ou de consolider des espèces purement endémiques sur cette île pourtant très petite, qui sont menacées par la colonisation humaine et ses conséquences (animaux domestiques, rats, déforestation, défrichage, monoculture) sur l'île principale mais aussi sur les îles secondaires. Citons par exemple les fameuses forêts d'ébène avec leur bois à croissance lente et ultra-dense (très cher, il servait à fabriquer des touches de piano et des meubles) ou encore diverses espèces d'oiseaux (le pigeon rose, le tisserand mauricien, l'olivier à lunettes). Il y avait aussi des tortues géantes (une espèce des Seychelles que Charles Darwin a introduite parce que les tortues mauriciennes avaient déjà disparu) - ici, elles peuvent aussi vivre en liberté dans la forêt (à la différence du jardin botanique de Pamplemousses) et s'emparent de toute plante verte fraîche, qui ne développe pas, par autoprotection, des nervures de feuilles rouges au stade de l'enfance, que les tortues considèrent comme toxiques 😋😏🌱🐢. Notre conclusion globale : quel projet important et en même temps long et coûteux ! Les efforts durent depuis 1986 et les succès réellement visibles jusqu'à présent sont étonnamment petits pour une période aussi longue. Enfin, les espèces déjà éteintes ont été présentées avec de très jolies petites figurines, en particulier le dodo - "animal emblématique" et image symbolique de l'île - qui a été complètement exterminé après l'invasion de l'île Maurice par les Néerlandais en seulement 60 ans 😥. Dans l'ensemble, c'est une excursion très enrichissante et instructive, qui nous ramène tout à fait à la réalité de notre monde en panne. Et qui, en même temps, passe au-dessus du lagon sans doute le plus bleu et le plus clair de toute l'île 😉, qui semblait encore plus belle que la fameuse Blue Bay au sud (sur la plage de laquelle j'ai ensuite fait une belle sieste).

Vue sur l'Île aux Aigrettes 🏝🌅
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Bine vs. tortue importée 🐝🐢
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Bine vs. Dodo 🐝🐤
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Après un après-midi tranquille avec burger, petite bière et sieste à Blue Bay (nous n'avons pas fait de snorkeling ici, car une fois de plus les taxis aquatiques "imposés" avec interdiction de nager à plus de 50 m de la plage nous ont un peu tapé sur les nerfs), nous avons repris la route - nous avions décidé de retourner dans le sud-ouest à la fin de notre séjour à l'île Maurice. Là-bas, nous avons globalement apprécié les magnifiques couchers de soleil 🏝🏖🌅 mais c'est aussi la proximité de certains lieux et activités qui a le plus plu. Enfin, le Morne Brabant, entre autres, nous attendait encore 😉 que nous voulions escalader. Nous nous sommes donc dirigés vers le petit village de la Gaulette, au sud-ouest, où nous avions loué un AirBnB. Comme c'est souvent le cas, nous n'avons pas reçu l'adresse complète à l'avance, mais seulement les coordonnées pour Googlemaps... il y a sans doute des raisons à cela, car toutes les rues n'ont pas vraiment de nom, ou peut-être que les propriétaires ne veulent pas rendre l'indication exacte visible sur AirBnB. Quoi qu'il en soit... nous sommes arrivés le vendredi soir dans l'obscurité aux coordonnées en question et nous nous sommes rapidement retrouvés à chercher dans le quartier résidentiel très construit ou dans un petit jardin de devant coloré rempli de différentes figures religieuses et surtout avec une musique stridente extrêmement forte qui sortait d'un énorme juke-box. Le seul "voisin" présent était visiblement le propriétaire de la boîte à musique, à qui nous avons alors parlé, faute d'alternative, et demandé l'AirBnB. L'accueil qui s'en est suivi - car il devait s'avérer que lui et sa femme étaient en fait les propriétaires 🥴😵🤪 - était un peu cahoteuse et étrange, car ce soir-là, le bonhomme était un peu "aggro" (qu'avait-il pris ou combien avait-il bu ?) et n'avait visiblement pas la bonne constitution pour accueillir ses invités sans stress et de manière ordonnée. Pourquoi l'adresse est-elle restée secrète ? Qui était "Coco" (contact sur AirBnB) parmi les deux ? Pourquoi sa femme (qui s'occupait apparemment de l'hébergement) ne répondait-elle même pas aux questions les plus simples ? Tout cela n'était-il pas officiel (ce dont nous nous serions finalement moqués...) ? Qu'essayait-il de nous expliquer lorsqu'il "voulait nous parler deux minutes" ? NAJA... le premier soir, nous ne nous sentions pas encore très à l'aise, car nous n'arrivions pas vraiment à mettre le doigt sur ce qui se passait. Comme il s'est avéré le lendemain soir lors d'une autre conversation (cette fois en anglais, pas en français, pour mieux comprendre), le bonhomme ne nous voulait plutôt pas de mal... mais nous y reviendrons dans un instant 😉.

L'hébergement de Coco

Avant cela, le samedi matin, nous avons encore une fois arpenté le verdoyant et très descriptif parc national des Black River Gorges, dans lequel nous avions fait la mini-ascension du sommet au début. Cette fois-ci, nous sommes allés en voiture jusqu'à une cascade de 100 m de haut et aux "Terres des Sept Couleurs" près de Chamarel - des dunes de sable multicolores qui se colorent merveilleusement (selon une composition fluctuante en différentes teintes) en raison de la présence de roches volcaniques et de la transformation de la lave basaltique en minéraux argileux et de leur décomposition ultérieure.

La plus haute cascade de l'île Maurice' 😃
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Les dunes colorées 🤩😎
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Nous avons encore passé l'après-midi à faire du snorkeling, à barboter et à lire sur la super belle plage du Morne (cela nous a permis de voir où nous voulions monter pour le lendemain 😮).

Après notre retour au gîte de Coco à la tombée de la nuit, nous n'avons pas pu éviter de le croiser à nouveau dans le jardin de devant et de répéter la première conversation de la veille 😏. Au moins, cette fois, nous avons compris son intention : il nous a proposé de nous emmener en bateau sur l'îlot opposé, l'île aux Bénitiers, pour y déguster "la meilleure nourriture marine" de toute l'île Maurice (qu'il pêche 😉). Il ne voulait pas de contrepartie... ce qui nous a encore une fois étonnés, car quelle était alors sa motivation ? D'après ses explications, il veut en général être gentil avec les gens qui viennent le voir et leur montrer les belles et vraies choses de l'île Maurice, loin de toutes les offres payantes que l'on peut réserver en tant que touriste sur l'île. Il était (en général) plutôt mal disposé à l'égard des touristes allemands, qui sont les plus réservés et les plus difficiles à approcher. Nous pouvions tout à fait le comprendre, car il en va parfois de même pour nous avec les Allemands 😉 ou tout simplement la gentillesse, l'ouverture, l'intérêt et la gaieté mauriciens sont vraiment difficiles à surpasser dans ce monde (que nous connaissions jusqu'à présent). Dommage que le bonhomme n'ait été assez lucide pour nous le faire comprendre que le deuxième soir, car "malheureusement" nous avions déjà prévu un programme plutôt serré pour le dernier jour, aussi bien le matin (le Morne !) que l'après-midi (un tour en buggy plutôt cher dans le parc national de Belombre, qui ne pouvait plus être annulé). Du coup, nous n'avons pas pu accepter son offre (une petite partie de nous était quand même contente, car il a aussi été un sacré baratineur 😁🤣).

Dimanche, nous étions donc déjà à la veille de notre dernier jour à l'île Maurice 😮😓😭, la belle époque est vraiment passée très vite. Mon orteil s'était suffisamment amélioré (même s'il n'était pas encore indolore) pour que je me sente tout à fait capable de faire la montée, qui devait se composer d'une partie plus facile et d'une partie très cramponnée (nous nous étions un peu renseignés auparavant et la deuxième partie devait être un peu moche), ou du moins que je veuille essayer et que, si nécessaire, je puisse attendre Tobi avant la deuxième partie très raide. Nous sommes donc repartis tôt, de sorte que peu après 7 heures, nous avons pu partir de la voiture garée le long de la côte, devant le sommet de la montagne, dans la plus belle lumière du matin. Les conditions - en l'occurrence une vue claire et sans nuages - ne pouvaient pas être meilleures 🌞 et nous avons bientôt passé une sorte de porte d'entrée, où nous avons signé un livre d'or (pour que chacun puisse ressortir en toute sécurité). Sur le premier tronçon, il y avait déjà quelques parties plus raides, mais le parcours se déroulait principalement dans la forêt et se laissait facilement maîtriser. J'ai donc naturellement voulu faire la deuxième partie avec Tobi et nous avons franchi une autre porte pour entamer la partie ensoleillée et difficile. Oui, c'était raide et oui, il fallait parfois utiliser les mains, mais dans l'ensemble, nous avons progressé lentement mais assez bien - jusqu'à environ 15min avant le sommet 🙄😥. Ensuite, avec l'effort et surtout le soleil brûlant et la chaleur, j'en ai eu pour mon compte, si bien que nous avons dû faire une nouvelle pause peu avant la fin. Néanmoins, nous sommes ensuite bien arrivés en haut et avons pu - tadaaaaa - profiter assez heureusement de la super vue avec une vue encore suffisamment dégagée sur les baies du sud et le récif de l'île Maurice 😍🤩. Après un bon moment passé au sommet (avec tant d'autres personnes - cette randonnée est certainement la meilleure de l'île Maurice), nous avons redescendu avec agilité et prudence la pente rocheuse abrupte (la descente était bien sûr plus difficile que la montée, mais tout était néanmoins faisable)... petit à petit, mon orteil s'est clairement manifesté, mais en serrant les dents et en prenant un cachet contre la douleur, nous sommes arrivés à la voiture sains et saufs et nous nous sommes ensuite offerts un petit rafraîchissement et une pause déjeuner dans et au bord de la mer devant le Morne 😎😁🌊.

Lumière du matin sur le chemin de le Morne Brabant 😍

Quelle galère 😮

Enfin fait ! 🥵😁 Quelle perspective

Schwupsdiwups... on a continué ! L'après-midi, pour finir, nous avons fait un tour en buggy pré-réservé dans le parc national de Belombre tout proche, au sud - une sensation de conduite très amusante, les plus belles saletés, des explications botaniques du guide, de belles discussions avec les compagnons de route mauriciens et un super rafraîchissement dans le Bassin de l'Exemple inclus 😊🛺🌿.

Roulée en buggy dans le parc national de Belombre 😎

Super rafraîchissement 🙃🌊😏

Et parce que toutes ces activités donnent super faim 🤤😛, il fallait bien sûr conclure dignement pour le dernier dîner 😉. Quoi de mieux pour cela que... le BUS SNACK ! "Garé" en permanence depuis 33 ans sur le bord de la route de la petite localité de Saint-Martin, dans le sud de l'île, le snack-bus propose un bon choix de plats simples typiques créoles ou mauriciens, comme des calamars cuits au four, un boullion de crabe super savoureux (🤤😋), des mines frites (sorte de nouilles sautées) au choix avec du poulet, d'autres viandes ou des saucisses, du poulpe et des légumes. Non seulement nous nous sommes remplis le ventre, mais nous avons surtout apprécié la décoration super mignonne (sièges de bus ! Décorations de Noël ! mais permanentes ! 😂) et "aspiré" l'histoire du snack bus. Le bus appartenait à un homme qui l'utilisait non seulement pour conduire le bus dans le cadre de son travail, mais aussi pour y passer la nuit - jusqu'à ce que le futur et actuel propriétaire lui propose un abri dans sa propre maison pour l'hiver. Un lien était ainsi né et le bus allait ainsi avoir un successeur. Peu de temps après, celui-ci a eu l'idée de proposer une vente de rue à partir du bus et a ainsi créé le Bus Snack. Aujourd'hui, toute la famille participe à la cuisine, notamment sa femme et ses deux filles, que nous avons pu rencontrer. L'une des filles a tout de même décidé ! après Corona avec la reprise de toutes les activités touristiques à l'île Maurice, de quitter son emploi à l'hôtel de luxe Lux le Morne et de se lancer dans l'entreprise familiale de snacking. Apparemment, une vie proche des clients du snackbus et avec un rythme et des horaires de travail que l'on détermine soi-même est plus désirable qu'un asservissement vécu dans l'hôtellerie de luxe de cette île 😶🙃. Nous avons longuement discuté et avons même pu jeter un œil dans la cabine du conducteur - la cuisine 😃!

La douce famille du Snackbus 😍

L'intérieur du snackbus 😍

Cette merveilleuse histoire résume en principe l'essentiel de l'île Maurice pour nous - les gens nous ont toujours et constamment accueillis avec gentillesse, gaieté, intérêt, serviabilité et ouverture. Leur joie de vivre (danse ! musique ! rire ! communication !) malgré des conditions parfois très simples et des moyens financiers limités est incroyable. De plus, ils vivent sur une île pleine de magnifiques côtes et de plages. Malheureusement, une grande partie de l'île Maurice originale, sauvage et non construite n'existe plus et on ne peut que s'en faire une idée en visitant les quelques forêts et parcs nationaux ou îles situées au large qui existent encore. Nous avons beaucoup apprécié notre séjour, nous avons eu beaucoup d'impressions et nous avons finalement eu envie de chanter la chanson "La Réunion léla" en attendant le prochain chapitre du voyage 🥰 obtenir 😉😊.

Toutes les photos de la deuxième grande partie de l'île Maurice sont ici.

Im Dunst der Frittenbuden…

tobias am 13. November 2022 um 09:59

…oder mit anderen Worten:
Willkommen auf Mauritius! 😛

So, nach nur effektiv rund 17 Stunden Anreise 😏🥱😩 sind wir nun auf der anderen Erdhalbkugel im ganz schön schönen Mauritius angekommen. 🤗😎😍
Und nein, die Postkartenfotos von Mauritius, die man so kennt, täuschen nicht – das Meer und die Strände hier sind wahrhaftig traumhaft schön! 🤪
Und es ist wieder mal erstaunlich zu sehen, was man in gerade einmal v i e r Tagen alles so erleben kann – mehr als genug Stoff für einen Klatschroman, ach was, für gleich einen ganzen Klatschroman-Band! 😁

Aber mal schön der Reihe nach:
Die Anreise selbst hat uns ganz schön geschafft. Trotz Nachtflug, bei dem man ja eigentlich idealerweise nach dem Start einschläft und vor dem Landeanflug wieder wach wird 🤭 Hat bei mir super geklappt! 🤕🤥
Wieso kann ich bloß überall schlafen wie ein Murmeltier, nicht aber dann, wenn es mal sinnvoll wäre? 🙈 Wer hat eigentlich die Sitze im Flugzeug so eng aneinander gereiht? Und wieso sind die Sitze so unbequem wie ein einfacher Klappstuhl? Warum schnarchen so viele Menschen? Warum muss ausgerechnet meine direkte Sitznachbarin links von mir Schnarch-Weltmeisterin sein (zur Klarstellung: Bine saß rechts neben mir!)? 🤔 Warum sind Ingenieure unfähig, das laute Grundrauschen des Flugzeugs nicht viel besser zu unterdrücken? Warum besteigt man in quasi-noch-Pandemie-Zeiten ein Flugzeug mit akutem Reizhusten? Wer produziert lichtdurchlässige (!) Schlafmasken? 🤐
Das könnte ich jetzt noch lange so fortführen…😉
Viele Dinge haben auch wirklich gut geklappt. Denn erstmal gab’s nach dem Start direkt das gute réunionnaise Dodo-Bier 😍🥰🤤
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Unseren umgebuchten Weiterflug konnten wir trotz „nur“ ca. 1h45 Umsteigezeit locker nehmen, auch wenn Bine bei der Gepäckausgabe auf La Réunion ins Schwitzen kam, weil ihr Reiserucksack einfach nicht auf’s Band purzeln wollte 🤭
Im kurzen Flug rüber nach Mauritius (ca. 30 Minuten Flugdauer! 😬) haben wir – vermutlich aufgrund der Umbuchung – die Plätze mit XXL-Beinfreiheit spendiert bekommen. Die verfrühte Ankunft auf Mauritius stellte den Auto-Verleih-Dealer unseres Vertrauens auch vor keine allzu großen Probleme; der schien da so viele Autos zu verleihen, dass wir einfach das erstbeste nehmen konnten (für die Autofans: einen Toyota Vitz mit Automatikgetriebe und satten 67 PS 😎). Natürlich ein Rechtslenker, schließlich herrscht auf dieser Insel hier Linksverkehr! Bine war als Beifahrerin erstmal ganz schön hibbelig auf der ca. 1stündigen Fahrt zu unserer ersten Unterkunft „Chez Pepe“ 🙊

Unser kleiner Flitzer
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Auch der dortige verfrühte Check-In ging problemlos, auch wenn der Besitzer von uns vermutlich wohl gerade mitten in seiner Siesta gestört wurde. Bei >= 30°C im Schatten und einem UV-Index von 11 bis 12 – die Skala geht bis 12 🙄🤐, in Deutschland erreichen wir selbst an den extremsten Tagen gerade mal einen Index von 8 – bleibt selbst den Einheimischen in den Mittagsstunden (von 11-15 Uhr) nichts anderes übrig, als sich schlichtweg von der Sonne fern zu halten. Man „fühlt“ diesen krassen UV-Index tatsächlich auf der Haut. Wenn man z.B. die Handinnenfläche nach oben zur Sonne hin ausrichtet, ist es ungefähr so, als ob jemand ein Brennglas gezielt darauf ausgerichtet hätte. Es fängt dann tatsächlich an, direkt spürbar zu kribbeln! 😮😱
Die Unterkunft selbst ist ein nettes, großzügig angelegtes 1-Zimmer-Appartement. Doppelt so groß wie in Paris, halb so teuer! 😋 Alles (Herd, Mikrowelle, Kühlschrank, Wasserhähne, Türen, Dusche, Klimaanlage) funktioniert so, wie es soll und wir haben sogar einen Balkon mit Meerblick! 😍🥰🤩🌅🏝

Das Appartement

Frühstück auf dem Balkon
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Dumm nur, dass wir nicht nur durch eine sehr viel befahrene und damit laute Straße vom Strand getrennt sind, sondern uns hier auch mitten in der Frittiermeile des Westens der Insel befinden. Hier wird so ziemlich alles frittiert und offenbar ist das Öl zum Frittieren auch noch so billig, dass man Heißluftfritteusen wohl vergeblich suchen wird 😆 Oder vielleicht wird das Öl auch nur einfach besonders häufig wiederverwendet? Gibt dann vermutlich noch besseres Aroma! Lecker! 🤤 Ob unsere auf dem Balkon getragenen Klamotten diesen feinen, aromatischen, süßlichen und unwiderstehlichen Duft wohl jemals wieder abgeben werden? 🤨😨😵
Ohne Witz, mit dem Essen kann hier wohl kaum einer so richtig angeben, abgesehen von den privaten Restaurants (dazu später mehr 😊). Zugegeben, in einem der Touristenorte schlechthin muss man vielleicht auch nicht erwarten, dass es anderes bzw. besseres Essen gibt, als solches, was halt so auf die typischen Touris zugeschnitten ist. Die Küche ist insgesamt eher einfach und man kocht halt das, was man günstig erstehen kann (Mauritius ist vergleichsweise teuer und die Einkommen hier sind ziemlich niedrig, auch dazu gleich noch mehr…).
Da macht das regionale Obst schon sehr viel mehr her – aromatische Papaya, Mango, Ananas, kleine Bananen und auch eingelegte Hülsenfrüchte des Tamarindenbaums sind einfach ein Genuss! 🤤😋

Und wie ist es sonst so, auf dieser Trauminsel? Wie oben schon angedeutet: die Strände und das Meer sind sehr schön und die Mauritier sind ein sehr nettes Völkchen, welches offenbar ebenso wie die Reunionaisen gerne picknickt und dabei lokale Musik hört und dazu tanzt ☺ Es gibt tatsächlich sogar eine eigene Musikrichtung hier, der sogenannte Seggae. Freundliche, fröhliche, rhythmische Musik! 🎷🎺🎶

Am Strand

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Mich persönlich haben viele Dinge direkt an Indien erinnert. Das kommt natürlich nicht ganz von ungefähr, schließlich stammen gut 2/3 der Einwohner vom indischen Subkontinent. So zahlt man hier mit der (mauritischen) Rupie, wobei die Umrechnung selbst einen zahlenaffinen Menschen wie mich doch immer wieder ins Stocken bringt – 100 Rupien sind ca. 2,21€ bzw. 1€ sind ca. 45 Rupien 🤨
Das Straßenbild hier ist oft ähnlich wie in Indien. Arm (Grundstücke, die wie Müllhalden anmuten) und reich (feine, gut gepflegte Villen) liegt oft direkt nebeneinander, es gibt viele streunende Hunde, man sieht oftmals ein chaotisch anmutendes Wirrwarr von Oberleitungen, Bürgersteige sind quasi nicht-existent und die bewohnten Grundstücksflächen sind in aller Regel umzäunt. Straßennamen? Hausnummern? Fehlanzeige!
Das in Indien übliche „Sicherheitspersonal“ zum Schutz der Häuser ist aber offenbar den modernen Sicherheitssystemen (z.B. Kameras) gewichen. Kein Wunder, liegt doch das Durchschnittseinkommen hier etwa 5 mal höher, als in Indien, d.h. Personal ist hier im Vergleich zu Indien nicht quasi-umsonst (der Mindestlohn in Indien beträgt in etwa 2,50€ am Tag (!)). 5 mal höher klingt ja fast nach viel – der durchschnittliche Deutsche verdient wiederum gut 5 mal so viel wie der Mauritier, dabei sind die Lebenshaltungskosten in Deutschland gerade mal 125% höher als hier auf Mauritius. Zu viele Zahlen? Anders ausgedrückt:
Der Durchschnittsdeutsche gibt in etwa knapp 400€ im Monat für Essen und Trinken aus, hat im Monat aber im Schnitt 2000€ zur Verfügung. Auf Mauritius kosten Waren im Allgemeinen etwas weniger als die Hälfte als bei uns, also ca. 170€, dabei verdient der Mauritier in etwa 400€.
Wenn man nun bedenkt, dass ein Essen hier im Restaurant für 2 Personen mit gut 40-50€ zu Buche schlägt, hat man ungefähr eine Idee davon, wie reich bzw. arm die Leute hier im Schnitt sind. Und wenn man nun noch bedenkt, dass mein Vergleich eine ziemliche Milchmädchenrechnung ist, da Lebensmittel hier abgesehen von Grundnahrungsmitteln deutlich teurer sind als in Deutschland…ok, lassen wir das 😏

🤨
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Das Straßenbild fernab der Strände
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Am Donnerstag haben wir jedenfalls erstmal den höchsten Berg von Mauritius erklommen – satte 828 Höhenmeter! Ich verrate besser nicht, dass der Startpunkt der Wanderung bereits auf über 600m liegt…🤐🤫 Der Startpunkt ist übrigens einer der Hotspots, zu dem offenbar die Gäste der Luxushotels gekarrt werden. Aber nicht etwa, um sie dann auf den höchsten Berg mit dieser wahrhaftig sehr schweren Wanderung 😉 zu schicken, sondern weil es dort eine Art Terrasse gibt, von der aus man prima in den Black River Gorges National Park schauen kann. In dem Park findet man im Grunde die letzten zusammenhängenden ursprünglichen Waldflächen. Denn nachdem der Mensch die Insel etwa ab dem Laufe des 17. Jahrhunderts besiedelte, sind auf Mauritius nunmehr weniger als 5% (!) der ursprünglichen Flächen noch vorhanden – der Rest fiel der Besiedelung und vor allem der Rodung zum Anbau von Zuckerrohr zum Opfer 🙄😔😢
Hier noch ein paar Eindrücke von der Wanderung:
Der Weg
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Ausblick in den Nationalpark
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Oben angekommen 😄
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Der Ausblick
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Ziemlich grün! 💚
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Nach der Wanderung haben wir noch einen kleinen Abstecher zur heiligsten Pilgerstädte der Hindus hier auf Mauritius gemacht, dem Grand Bassin. Ein vergleichsweise kleiner See, um den zahlreiche Statuen diverser Hindu-Götter zu finden sind. Am Eingang des Areals finden sich zwei riesige Shiva-Statuen mit etwa 33 Meter Höhe 😱. Wirklich beeindruckend! Schade, dass meine indischen Freunde (vgl. u.a. diesen Beitrag, beste Grüße an Rohit, Sagar und Kiran 😊) nicht mit uns unterwegs waren, denn zu den verschiedenen Gottheiten hätte es sehr viel zu erzählen und zu erfahren gegeben…daher haben wir uns einfach in die Nähe des ein oder anderen Guides gestellt und heimlich gelauscht 😛🤫😇

Shiva mit Löwe
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Weitere Gottheiten
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Tags drauf haben wir einen Bootsausflug gemacht. Es gab Wale und Delphine zu bestaunen! 🐳🐬🤩 Ich hatte das Glück, gleich zwei Mal direkt oberhalb von ein paar Delphingrüppchen unter mir zu schnorcheln und ein Weilchen mit zu schwimmen. Sehr elegante Tiere! 😍🙂

Warten auf den bzw. die Wale
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Ein abtauchender Pottwal
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Fun Fact:
Wusstet ihr, dass der Pottwal im Englischen „Sperm whale“ heisst und falls ja, warum das so ist? Nein? Die einfache Erklärung lautet: sie haben Sperma im Kopf! Vgl. Wikipedia! 😁

Wie man die verschiedenen Religionen hier (Hinduismus, Christentum, Islam, Buddhismus) unter einen Hut bringt, haben wir dann am Freitag Abend bei Hélène erfahren dürfen 😀 Hélène ist eine Mauritierin, die es liebt, ihren Gästen die heimischen Kochkünste und alles Wissenswertes rund um Mauritius näher zu bringen. Sie hängt keiner konkreten Religion an, sondern sieht das ganze eher pragmatisch: jeder glaubt an irgendeine Form von Gott, aber niemand weiß, wie diese aussieht. So findet man auf ihrer Terrasse auch die Hindu-Gottheit Ganesha, einen Buddha sowie die christliche Maria. Und einen Frosch 🐸
Durch einen glücklichen Zufall haben wir Hélènes Angebot via Google gefunden – sie bekocht ihre Gäste in ihrer ziemlich luxuriösen Villa ein paar Straßen fernab des Strandes. Dort hat sie auch ein kleines Studio, in welches man sich einmieten kann. Hätten wir das bloß früher gewusst! 😮 Außerdem ist sie auch immer mal wieder auf La Réunion, wo sie zusammen mit einer Freundin ihre mauritischen Spezialitäten anbietet. Ihr sehr scheuer Mann Eric ist leidenschaftlicher Anstreicher – «Peintre les bâtiments, j’aime ça très fort!» – „Ich liebe es, Häuser anzustreichen!“ Welch ein Glück, dass die Mauritier 1x jährlich all ihre Vorhänge auswechseln 🧐 und zum Jahreswechsel am liebsten das ganze Haus renoviert haben wollen! Hélène findet diese Tradition sehr merkwürdig, meinte aber, dass es gut für Eric’s Job sei. Seine Auftragsbücher sind gerade immerhin übervoll…🤩😄
Und wenn Eric grad mal nicht die Hände voller Farbe hat, hilft er Hélène bei der Zubereitung der Gerichte. Ein sehr süßes Paar bei dem ziemlich klar ist, wer die Hosen an hat! 😆😂🙂
Unser Abend dort war jedenfalls rundum spitze. Wir haben uns supernett unterhalten, viele Dinge erfahren und vor allem ziemlich lecker gegessen. „Leider“ kamen kurz nach uns noch zwei weitere – deutsche – Gäste. Zwei betagte Herren aus Berlin, die nicht nur kaum ein Wort Französisch oder Englisch konnten, sondern auch besondere Wünsche an das Essen hatten („Kein Reis, wir wollen Nudeln!“). Der gesprächigere der beiden hätte uns vermutlich innerhalb von 10 Minuten seine ganze Lebensgeschichte erzählt; wir haben uns darauf beschränkt, die nötige „Übersetzungsarbeit“ zu leisten und uns dann mit Hélène und Eric über die beiden amüsiert 😛

Die Villa
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Unser Platz vor der Außenküche
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Reis mit Sch**** 😉🤗🤤
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Zu guter Letzt haben wir dann gestern noch einen Chilltag eingebaut und den wunderschönen Strand genossen.

Sonnenuntergang am Strand
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Heute wollten wir eigentlich den schönsten Aussichtspunkt der Insel, „Le Morne Brabant“, erklimmen; leider hat sich Bine gestern Abend am Strand eine nicht ganz lebensbedrohliche, aber nicht komplett zu ignorierende Verletzung am Fuß zugezogen, so dass heute kein festes Schuhwerk möglich ist…😶 Naja, werden wir dann sicher gegen Ende nächster Woche noch nachholen. Immerhin ist uns so das frühe Aufstehen heute um ca. 4.45 Uhr erspart geblieben 😁 Das wäre auch wirklich hart geworden, denn inmitten der Partymeile hier haben wir bei dem ganzen Lärm um uns herum heute Nacht kaum geschlafen…😴

Hier noch der Direktlink zu ein paar Fotos der letzten Tage 😊

Wuseliges, buntes, volles und abwechslungsreiches Paris

Sabine Koschorreck am 8. November 2022 um 08:45

Welchen Tag haben wir heute? Montag! Noch erinnern wir uns ganz gut, denn heute (jetzt gleich 😉) geht der Flieger auf die intensive Insel (la Réunion!) und danach direkt weiter auf die schöne Insel (Mauritius!). Wie wir eben beim Online-Checkin für Mauritius erfahren haben, wurde unser – mit ausreichend Pufferzeit kalkulierter – Anschlussflug von Saint-Denis zum Sir Seewoosagur Ramgoolam Airport Mauritius gestrichen und wurden wir kommentarlos auf den früheren Flug umgebucht – 2 Stunden nach Ankunft geht’s nun direkt weiter 😮✈🧭. So nach dem Motto „wird schon schief gehen“…

Aber vorher eine kleine Rekapitulation der letzten Tage in der schönen und quirligen Stadt an der Seine – PARIS 💕. Nach einer problemlosen Zugfahrt im Thalys von Aachen zum Gare du Nord durften wir in einem wirklich sehr süßen kleinen Studio (die Pariser sagen liebevoll Studette) unser Lager für die ersten Tage und Nächte unserer Reise aufschlagen. Typischer als in diesem kleinen AirBnB von Justine geht es kaum – angefangen beim 1,40m Bett bis hin zum Dielenboden, zu den hübschen Möbelstücken, den Bildern und anderen Einrichtungsgegenständen. Die nächsten Tage sollten wir bei allem Gewusel wirklich noch froh sein, diesen ruhigen und gemütlichen Rückzugsort in einem Hinterhaus im 11. Arrondissement in der Nähe des Canal St. Martin aufsuchen zu können 😉.

Unser Appartement

Für den ersten Abend am Donnerstag hatten wir uns (aus gegebenem Anlass und gleichzeitig auch etwas zufällig 😁) ein nettes kleines mauritisches Restaurant rausgesucht und sind fröhlich durch „unser“ Quartier zu besagter Adresse geschlendert… mit dem Ergebnis, dass es an besagter Hausnummer gar kein Resto gab 🤨. Wir kamen uns ein bisschen vor wie bei Harry Potter am Bahnhof auf der Suche nach dem Gleis 9 3/4. Nun ja… stattdessen schmeckte eine hausgemachte Pizza und Pulpe grillé bei ebenfalls „Justine“ (Zufallstreffer 🤣) ganz passabel.

In den nächsten Tagen hatten wir mehr oder weniger ein kleines „Programm“ und durch einige vorgebuchte Eintritte feste Anlaufstellen (wie wir feststellen konnten, keine dumme Idee, da vor etlichen Museen und dergleichen entweder lange Warteschlangen auftauchten oder diese gar komplett ausgebucht waren). So konnten wir am Freitag nach einem ersten Stadtbummel zum Eiffelturm am Seine-Ufer sowie durch die wunderschönen Galéries Lafayette mit bunter, zauberhafter Jugendstil-Kuppel und prima Dachterrassenausblick (Geheimtipp!) und am Nachmittag ohne Wartezeit ganz einfach durch die Glaspyramide in den Louvre hineinspazieren ☺. Der Louvre! Nach mehreren Parisbesuchen kam ich (Bine) nun endlich einmal in den Genuss dieses großartigen Museums 😉. Wenngleich wir zu Beginn völlig überfordert waren mit der Gebäudeaufteilung, der Vielzahl an Kunstwerken und vor allem den vielen, vielen Menschen… immerhin half der Audioguide nach etwas „ruckeln“ zum Einen beim Orientieren und zum Anderen auch beim „Abschotten“ vor den vielen Geräuschen der zahlreichen Besucher. Und natürlich beeindruckten uns die bekannten Werke der Mona Lisa, der Nike, der Venus von Milo… aber insbesondere (und fast noch mehr) auch die Architektur des alten Schlosses und die vielen besonderen Ausstellungsstücke aus allen Epochen. So sehr, dass wir abends ziemlich k.o. und reich an Eindrücken ins Bett fielen.

La Tour Eiffel

Die Galerie Lafayette 😍
Galeries Lafayette

Kunst im Louvre 🤗
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Während der nächsten 2 Tage wurde es tierisch, bunt 😋🦁🐨🐘🐞 und ein wenig klischeehaft! Auf dem Weg zur Galérie de l’Evolution durch den Jardin des Plantes begegnete uns am Samstagvormittag eine Reihe von „Mini Monsters“ 😉 – eine bunte Reihe übergroßer Insekten auf toll gestalteten Pflanzen und Blumen. Man fühlte sich auf einmal ganz klein zwischen all den tierischen Vertretern… und genauso ging es weiter in der tollen Galérie de l’Evolution, welche die größte Tierparade beherbergt, die wir bislang gesehen haben. Auch hier konnte man wieder kaum sagen, was besser ist – die Ausstellung über eine Vielzahl auf der Erde lebender, bedrohter und auch bereits ausgestorbener Tiere 😪 oder das phantastische Gebäude, welches an alte Zeiten erinnerte.

Im Jardin des Plantes
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Die Tierparade
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Den Samstagabend ließen wir mit einem kabarettistischen Beitrag ausklingen – „Oh my God, she’s Parisian!“ – eine ehemalige in La Defense beschäftigte Anwältin, die sich neuerdings als Standup-Comedian versucht und dabei das Pariser Großstadtleben in feinstem „französisch-englisch“ durch den Kakao zieht… es war auszuhalten 😉, aber mit einer Stunde Dauer auch ausreichend lang. Dagegen war die eine Stunde am Sonntagmittag im Ateliers des Lumières mit der Illustration der Comics um „Tintin“ und seine Abenteuer viel viel kurzweiliger und eine echte Attraktion (und das nicht, weil das alte Industriegebäude schräg gegenüber von unserem Studette gelegen war)!

Tintin und Milou im Wal-U-Boot 🤪
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So, und weil dann auch noch der erste Sonntag im Monat war, an dem einige der tollen Museen in Paris kostenlos zu besuchen sind (Tipp 😉), haben wir schlussendlich auch noch einen Abstecher in das Technikmuseum Arts et Métiers gemacht – Fazit hier: sehenswerte, umfängliche Sammlung alter Maschinen und Apparate, aber ziemlich eintönig arrangiert 🥱 (viel Text, wenig Erklärung zu Funktionen und Prinzipien).

Puuuuuuuuuuuuh… so viele Eindrücke und all das zwischen dem sowieso schon immensen Gewusel in dieser stets im Fluss befindlichen Stadt (und wir haben natürlich auch ausgiebig die Metro und Bahnen genutzt in allen Formen und Richtungen, haben gut gegessen und geschlemmt). Das muss sich jetzt erst einmal setzen… dafür sind ja 11 Flugstunden 🤨 vielleicht auch ganz geeignet 😉 und dann wartet hoffentlich das landschaftliche Paradies auf uns.

Alle Bilder zu Paris gibt es hier.

 

Es geht los :-) Leipzig – Düren – Paris

Sabine Koschorreck am 2. November 2022 um 13:37

Bezogen auf den letzten Blogeintrag vom 07. Mai 2019, geht es hier quasi nahtlos weiter…🤪

Auf ein Neues! 😁

Nach langer Vorbereitung werden wir die nächsten gut 3 Monate nutzen, um „unsere“ Insel nochmal gemeinsam zu erkunden. Da aktuell Hochsaison ist auf La Réunion, müssen wir „leider“ erstmal knapp 2 Wochen auf Mauritius überbrücken 🤷‍♀️🤷‍♂️🏊‍♀️🦈🏝. So ein Ärger aber auch! 🤐😝😇

Ein ganz besonderer Dank an dieser Stelle schon mal an die Steffie, die sich während unserer Abwesenheit freundlicherweise um unsere Blumen, Post & Co. kümmert! 🙏😚

Vor dem Abflug gibt’s aber zunächst noch einen Abstecher ins schöne Düren bzw. genauer gesagt Lendersdorf – passend zum Reisebeginn können wir meinem Bruder noch ein persönliches Geburtstagsständchen überbringen 🎈🎂

Und morgen geht’s dann per Thalys weiter nach Paris, wo wir uns dann noch bis Montag die Zeit vertreiben werden, um dann 11 Stunden im Flieger zu hocken 😐 Immerhin ein Nachtflug! 🛫  Gut, dass ich (immer noch) überall gut in den Schlaf finde 😎

Hier noch schnell ein Foto unseres Gepäcks. Schmale ~17 Kilo jeweils für die großen Rucksäcke und knapp 7 kg für die kleinen 🙈🐤 Wie immer zu viel… 

Der Blog hat übrigens nun eine „eigene“ Bildergalerie spendiert bekommen – die findet ihr rechts im Menü unter dem Menüpunkt „Bilder“ oder, wenn ihr auf diesen Link klickt!

Der »Piton des Neiges« und weitere Leckereien…

tobias am 7. Mai 2019 um 01:26

Long time no post! 😳

Aber keine Sorge, mir geht’s gut 🙃 Wie heisst es hier so schön:

Île de La Réunion, l’île intense – ‚La Réunion‘: die intensive Insel

Kann man eigentlich so stehen lassen 😀 – jeder Tag ist anders, es gibt viel (zu viel) zu sehen, wobei der Piton des Neiges, also der höchste Berg der Insel mit 3071m, schon herausragt…hier gibt’s jedenfalls mal so einige kommentierte Bilder vom Piton des Neiges (klicken). Trop beau! 😍

Dort habe ich – mal wieder 🙈 – ein paar Deutsche kennen gelernt…die sind auch einfach überall…👀 Der Chef der Firma KMS – eine Softwarebude – aus Dresden, Konrad, wurde auch gleich hellhörig, als ich erwähnte, dass ich Softwerker bin; hat nicht lange gedauert, bis er mir seine Visitenkarte in die Hand gedrückt hat 😂 Scheinen echt Mangelware zu sein, diese „Softies“…er war mit seiner Frau hier auf La Réunion im Urlaub, und das Ganze gleich ohne Französischkenntnisse. Sabine – eine weitere Deutsche aus Leipzig – und ich hatten einen ziemlich Lachkrampf, als wir das „Cheatsheet“ bzgl. Französisch-für-Anfänger sahen 🤣:

Bin im Anschluss an den Piton des Neiges mit Sabine einige Tage zusammen weitergereist, sie hatte nämlich eine ziemlich ähnliche Route wie ich eingeschlagen – zum Leidwesen meiner Französischkenntnisse, die sich dadurch natürlich nicht wirklich weiterentwickelten 🙄 Ob man vielleicht irgendwo in einem abgeschiedenen Bergdorf vor den Deutschen mal sicher ist? 🤨

Weitere Bilder von anderen Orten:

Ein paar Tage später stand dann der andere Piton auf dem Programm – nämlich der noch ziemlich aktive Vulkan ‚Piton de la Fournaise‘, dessen Kraterrand sich per gut 3-stündiger (ein Weg) Wanderung erreichen lässt…und wenn man mal kurz nicht aufpasst, kommt man auf dem Weg dorthin zufällig hier vorbei 🧐😱:

„Belvedere de Bois court“

Am aktiven Vulkan ist es dann nur etwas blöd, dass man nicht viel sieht, wenn man nicht frühzeitig genug aufbricht 🧐
Ab ca. 11 Uhr liegt dort nämlich in der Regel alles im dichten Nebel…hinzu kamen ohnehin ziemlich widrige Wetterbedingungen, so dass die Wanderung auf nicht mal halben Wege im Dauerregen ein vorzeitiges Ende fand‘ 🤨 Gerade noch rechtzeitig, um nicht vollständig bis auf die Unterhose durchnässt zu sein…🙄

Tags drauf ging’s dann per geführter Tour in einen Lavatunnel unweit des ‚Piton de la Fournaise‘, was ziemlich interessant war, auch wenn ich das Lavagestein prinzipiell nicht unbedingt super „schön“ finde – aber die Geschichte dahinter ist schon sehr spannend und der Guide hat das auch cool erläutert und erklärt, auch wenn ich den Erklärungen auf Französisch nicht unbedingt zu immer zu 100% folgen konnte 😳

Und damit keine Langeweile aufkommt 😉, zur Vervollständigung der Inselumrundung sowie der Besichtigung der drei großen Talkessel, ging es in den Cirque de Salazie – da ist es dann noch ein bisschen grüner, feuchter und überall gibt es kleine oder auch größere Wasserfälle.

Mit einer weiteren, mäßig anstrengenden, aber schönen, grünen und urwaldlichen Wanderung ausgehend vom ziemlich touristischen, aber dennoch süßen Dorf „Hell-Bourg“ erreicht man den ‚Trou de Fer‚: ein großes Wasserloch mit ziemlich hohen Wasserfällen von verschiedenen Seiten, wobei aktuell nur ein großer Wasserfall zu bestaunen war. Das auch nur mit Glück, denn eigentlich sieht man häufig ab ca. mittags aufgrund des Nebels nicht mehr so viel…

‚Dschungel‘

Eindruck aus Hell-Bourg

Das ‚Trou de Fer‘

Video vom Trou de Fer:

Oh la la!

tobias am 26. April 2019 um 19:42

Hui! Was man alles in grad mal fünf Tagen erleben kann…

Alors! Wie immer zuerst Fotos – hab‘ mal diverse Alben draus gemacht, damit ich selber auch noch einen Überblick behalten, was wo war…😱 – außerdem gibt’s hier weiter unten in diesem Beitrag noch zwei kommentierte Videos:

Also – nach den ersten Tagen in der Nähe von Saint-Denis auf der ‚Couch‘ von Fabienne hat’s mich erstmal an die Westküste verschlagen; da sind das Wetter und die Strände am Besten 😎 Habe zwei Nächte auf der ‚Couch‘ (in Wahrheit mal wieder ein Zimmer mit Bett 😋) bei Emmanuel verbracht – eins der Zimmer in seinem geräumigen Haus bietet er auch via AirBnB an und zufälligerweise kam gleichzeitig mit mir noch ein spanisch-spanisch/italienisches Paar aus San Sebastian an 🙂 Wir hatten einen feuchtfröhlichen Abend mit dem lokalen Bier (‚Dodo‘ genannt, offiziell ‚Bourbon‘) sowie einer guten Flasche Wein – der Spanier sprach „sogar“ ziemlich gutes französisch, was nach einem mehrjährigen Abstecher in Paris auch nicht total überraschend war; sie ist in Italien groß geworden und so hatten wir eine bunte Runde – Emmanuel selbst, ursprünglich aus der Normandie, kam über ein paar Umwege (Kenia und Madagaskar 🤪) auf die schöne Insel hier – also, wie die Kreolen hier in ihrer Heimat zu sagen pflegen, ein waschechter ‚Zoreille‘, d.h. jemand aus Frankreich, der nun hier auf der Insel lebt.

Dass das Verhältnis zwischen den Kreolen und Franzosen hier nicht so „ganz einfach“ ist, hat mir ‚Sully‘ dann einen Tag später, als ich in der Unterkunft „Chez Mamie“ war, nähergebracht…Zitat: ‚très compliqué‘ 👀 Apropos Sprache: ich schlag mich hier mit meinem schul-französisch einigermaßen durch 🙈 Mein aktiver Wortschatz ist ganz schön eingerostet, der passive funktioniert erstaunlich gut – Verstehen und Sprechen sind halt zwei verschiedene paar Schuhe…und dann versuchen die Kreolen natürlich auch noch, mir ihr kreolisch näher zu bringen, das bringt mich dann schon mal etwas durcheinander…🧐

Meine Abstecher zu den Stränden an der Westküste waren jedenfalls ziemlich nett, dort zieht sich ja eine Lagune entlang – nicht die schönsten Strände, die ich jemals gesehen habe 😉, aber schon sehenswert. Haie hab‘ ich leider/zum Glück auch keine gesehen 🧐 Dank ebendieser ist die Insel zumindest als Badeinsel ja seit ca. 2011 ziemlich in Verruf geraten…die Locals bzw. diejenigen, die hier Tauchkurse an den Riffen durchführen – und damit durchaus über ein gewisses Maß an Erfahrung verfügen sollten – sind übrigens der Ansicht, dass das Thema mittlerweile im Prinzip erledigt ist; seitdem die Fischer ihren Beifang nicht mehr in der Nähe der Insel ins Meer kippen (dürfen), scheinen die Haie auch kein sonderliches Interesse mehr zu haben…ob man das nun glauben soll?! 🤨 Andererseits: statistisch gesehen werden mehr Menschen durch Kühe (!) getötet, als durch Haie und selbst Fliegen ist gefährlicher…🙄

Ein paar Eindrücke vom Strand:

Nun ja, zurück zum Thema 🤐 – nach meinem netten Aufenthalt bei Emmanuel (inkl. Waschmaschinennutzung 😀, öffentliche Waschsalons haben hier eher Seltenheitswert 👀) hab‘ ich mich dann ein wenig in die Berge begeben und bin für eine Nacht bei Sully (s.o.) und Mamie geblieben. Ein supersüßes, kreolisches älteres Paar (~70 Lenze) – alleine Sullys hat 12 (kreolische) Geschwister, er sprach von einer Dynastie, die das ganze Dorf kontrolliert 🤣 Die Gestik (ein erhobener Zeigefinger, der sich kreisförmig bewegte und auf die Umgebung hinweisen sollte) und sein Spruch dazu („La Dynastie ‚Boyen‘ (sein Nachname), partout ma famille autour“) – großartig!
Abends gab es dann „echt“-kreolisches Essen, also „Cari“, normalerweise bestehend aus Fleisch oder Fisch, Tomaten, Zwiebeln, Kurkuma, Safran, manchmal auch Ingwer sowie diversen anderen Gewürzen und Zutaten (Knoblauch, Thymian, Salz, Pfeffer) – ist so ein bisschen wie Eintopf, dazu gibt es dann Reis, Reis und nochmals Reis. Durchaus lecker, aber an die indische Küche kommt einfach nicht viel ran 😇

Am nächsten Morgen nach dem Frühstück zeigte Sully mir dann noch den überraschend großen, coolen und super gepflegten Garten, ehe er sich dann an sein Keyboard stellte und einen kreolischen Singsang zum Besten gab 😂 Voll in seinem Element der Gute! 😍 Super sympathisch – und ein dummer Spruch jagte den nächsten (meistens irgendwelche obszönen Sachen…🤐); ich glaub‘, dass ich da früher oder später nochmal hin muss…🙃

Zwischendurch habe ich noch eine Wanderung am „Le Maïdo“ eingestreut, ein Gipfel auf gut 2.200 Metern Höhe, von welchem man aus diverse Wanderungen, u.a. auch den Abstieg in den „Cirque de Mafate“ (Talkassel von Mafate) unternehmen kann; vom Aussichtspunkt am Maïdo blickt man 1000 Meter hinab in den Talkessel – sehr beeindruckend!
Ich Schlaubär bin dann so ab ca. 12 Uhr mittags ca. 5 Stunden an der Bergkkante Richtung Norden gewandert, von der man normalerweise einen schönen Blick in den Talkessel hat; gefühlte 10 Minuten, nachdem ich losgelaufen bin, zog es sich zu bzw. zog der Nebel auf – ein Phänomen, das sich fast jeden Tag im gleichen Zeitraum wiederholt. Morgens ist es klar, ab mittags wird es meist ziemlich neblig…der erfahrene Wanderer startet also morgens in der Früh…tja, 5 Stunden im Nebel zu wandern war ein fantastisches Erlebnis! 🙈

Eindrücke rund um den Maïdo:

Seit vorgestern bin ich in Cilaos. Das ist auf der Insel ziemlich zentral gelegen und unweit des sogenannten ‚Piton des Neiges‘, des höchsten Bergs der Insel – 3.071 Meter. Cilaos liegt auf ca. 1.200 Metern und der Weg hier hinauf wäre es alleine schon wert. Serpentinen noch und nöcher, enge, einspurige Kurven, Abstieg, Aufstieg und dabei stets der grandiose Blick auf die umgebenden Berge…großartig! 😎 Das gepaart mit einem fast leeren Tank und dem Unwissen, ob es in der Pampa (also in Cilaos) eine Tankstelle gibt hat durchaus etwas von Nervenkitzel 🤣

Weg hoch nach Cilaos:

Hab‘ dann erstmal nach meiner Ankunft in Cilaos die Wanderung „Le Bras Rouge“ gemacht, die dauert so ca. 5-6 Stunden und man überwindet dabei ca. 800 Höhenmeter und hat zwischendurch immer wieder super Ausblicke ins Tal, nach Cilaos sowie auf die Berge:

Eindrücke von der Wanderung „Bras Rouge“:

Video:

Bin hier in Cilaos in der riesigen Unterkunft „Gites des cascades“ (3 Häuser à ca. 15-20 Betten), erstmal ein kurzes Video:

Hier habe ich vorgestern Abend tatsächlich ein deutsches Paar aus Bayern kennen gelernt. Trotz bescheidener Französischkenntnisse machen die beiden einen ca. 3-wöchigen Urlaub hier und bis jetzt haben sie es kein Stück bereut 🙂 Spontan wurde ich zum Abendessen eingeladen und gute 2 Stunden später hatten wir zwei große Flaschen Wein und einen guten Schluck Rum, verfeinert mit Zimt (Spezialität des Hauses 🤪, angeblich weniger als 40 Umdrehungen) intus…das hat zum einen gestern Morgen dazu geführt, dass ich nur ca. 5 Stunden Schlaf hatte, weil mich der abbauende Alkoholpegel mich dann aus dem Schlaf gerissen hat 🤨 Zum anderen – viel schlimmer und völlig ungewöhnlich – ist mir die Autofahrt gestern Morgen runter zu meinem Einstiegspunkt meiner Wanderung echt nicht gut bekommen. Die erste halbe Stunde war mir echt übel 😳, aber ich hab’s offenbar schadlos überstanden. Danke nochmal an Wolfgang und Nancy für den netten Taxiservice zum Startpunkt! 👌 Très gentil! 🙃

Gleich mache ich mich dann auf den Weg nach gaaaaaanz oben zum Berggipfel. Kann bzw. könnte man wohl durchaus an einem Tag machen. Schöner ist es aber wohl, am ersten Tag bis kurz vor den Gipfel zu laufen, dort in einer Hütte zu übernachten, nachts kurz vor Tagesanbruch die letzten paar hundert Meter hochzulaufen, um dann den Sonnenaufgang von ganz oben zu betrachten. Heute sind’s ca. 1300 Höhenmeter auf einer Länge von 5 km, morgen früh sind es dann nochmal weitere 600 Meter bis zum Gipfel…Ich bin gespannt! 👀😋